Geoffroy Lejeune vient de réagir à l’info de La lettre A qui annonce son éviction prochaine de Valeurs Actuelles. Il dénonce une énième tentative de déstabilisation: « Ce qu’ils détestent, c’est notre liberté ».

Selon une info de La lettre A du 20 octobre dernier, Geoffroy Lejeune sera prochainement évincé de Valeurs actuelles afin d’en finir avec « le positionnement militant » qu’il a conféré à l’hebdomadaire.

La lettre A écrit: « En guerre avec le président du groupe Valmonde, Erik Monjalous, Geoffroy Lejeune est sur le point d’être écarté de la direction de la rédaction de Valeurs actuelles. Gêné par le positionnement militant adopté selon lui par l’hebdomadaire, son propriétaire, Iskandar Safa, va parachuter Jean-Michel Salvator pour le remplacer. »

Dans une lettre ouverte, Geoffroy Lejeune dénonce « une énième tentative de déstabilisation: Ce qu’ils détestent, c’est notre liberté, notre indépendance, nos convictions, notre passion pour la France, notre combat pour sa survie. Ce qu’ils veulent, c’est notre affaiblissement, notre renoncement, notre extinction. Notre mort… Ils ont cru l’obtenir maintes fois. Aujourd’hui encore, ils pensent toucher au but. Ils annoncent des changements de direction, des changements de ligne, des recentrages : autant de manières de nommer la fin d’un journal qui décidément les obsède. Cette énième tentative de déstabilisation a conduit un grand nombre d’entre vous à nous écrire pour manifester votre inquiétude, votre écoeurement ou votre incompréhension. Rassurez-vous ! Une fois encore, ils ont perdu. À ‘Valeurs actuelles’, nous n’avons pas l’esprit démissionnaire et nous ne céderons jamais à leurs injonctions. La solidarité de toute l’équipe est admirable, exemplaire, déterminante ».

Dans sa lettre, Geoffroy Lejeune évoque les difficultés financières de l’hebdomadaire, privé d’aides à la presse depuis 2015, quand le gouvernement de l’époque, dirigé alors par Manuel Valls, a décidé d’exclure des bénéficiaires de ces aides les titres condamnés pour incitation à la haine ou à la violence: « Subventions à la presse, aides de l’État ? Ce champ sémantique relève pour nous de la science-fiction : nous avons appris à nous en passer. C’est aussi notre force, car nous devons notre existence au soutien de nos lecteurs, et à eux seuls. Nous vous demandons de renforcer ce soutien. Vous êtes nombreux à nous soutenir, à nous remercier parfois, et à nous avouer pourtant que vous n’avez pas franchi le pas de l’abonnement. Faites-le aujourd’hui, comme un cri du coeur, parce que l’enjeu est trop important. Vous nous connaissez grâce à la télévision, à notre chaîne VA+ ou grâce à ces contenus gratuits qui fleurissent sur Internet : ces formats n’existent que parce que d’autres s’abonnent ».

Pour finir, Geoffroy Lejeune souhaite « recruter 15.000 soutiens supplémentaires avant la fin de l’année ; 15 000 abonnés qui nous permettront de survivre ».

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