Carla Bruni apporte son soutien à sa soeur et pousse un gros coup de gueule contre Libération qui a fait sa dernière Une sur l’affaire Sofiane Bennacer mis en examen pour des faits de viols et violences.
Sur Instagram, Carla Bruni pousse un coup de gueule contre Libération qui a fait sa dernière Une sur l’affaire Sofiane Bennacer. Rappelons que l’acteur est mis en examen pour des faits de viols et violences.
Le journal explique avoir interrogé une trentaine de personnes dont une quinzaine de professionnels sur le tournage du film « Les Amandiers » réalisé par Valeria Bruni-Tedeschi. Le journal affirme que le tournage s’est déroulé dans un climat d’omerta.
Carla Bruni, le soeur de Valeria Bruni-Tedeschi la réalisatrice du film écrit: « L’un des fondements de notre démocratie est la présomption d’innocence. Sans la présomption d’innocence, toute justice est aléatoire, discutable, possiblement corrompue. Cela fait bien 40 ans que Libé nous donne des leçons de morale mais visiblement la présomption d’innocence lui est tout à fait étrangère. Condamner à la une d’un journal, de nos jours, c’est condamner tout court. C’est crucifier quelqu’un, sans même savoir ce qu’il en est vraiment. C’est bafouer l’un des fondements de nos démocraties. Je suis solidaire de toutes les femmes par principe, solidaire engagée et acharnée pour défendre toute victime et son combat, il y a eu tant d’abus, il y a tant eu tant d’impunité depuis tant de temps et les bourreaux ont si rarement été punis. Mais la féministe que je suis depuis toujours, veut dire aujourd’hui que l’on ne soulage pas la douleur des victimes en en créant des nouvelles victimes de manière sauvage et aléatoire et tout aussi injustement. Honte à toi Libération ! Lorsque l’on crucifie quelqu’un sur sa une sans savoir s’il est vraiment coupable on bafoue la démocratie. C’est tout le journalisme qui est remis en question, toute la valeur de l’information toute la valeur de la justice et de la vérité. Je regrette de t’avoir lu Libération. Je regrette de t’avoir acheté, je l’ai fait parce que je croyais que tu respectais l’humanité, je croyais naïvement que tu étais le journal qui défendait l’opprimé, l’inconnu, l’accidenté de la vie, celui qui est seul face à la meute, mais tu es tout le contraire : tu n’es qu’un pauvre organe de l’establishment que tu croyais combattre. Tu renies tes propres valeurs, tu renies tout ce que tu croyais et que je croyais avec toi. Tu es une enseigne vide, un pauvre reste de gloire passée, une illusion. Tu devrais changer ton nom Libération : la liberté n’est plus ton affaire. Dans chacune de tes lignes, dans tes choix, dans ta charte , il n’y a plus que sectarisme, emprisonnement de la pensée et jugement suprême. Mon soutien total et absolu à ma soeur ».
Laisser un commentaire