La cour d’appel de Paris vient de confirmer le non-lieu rendu en juillet dernier au bénéfice du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé par Sophie Patterson-Spatz de l’avoir violée en 2009.

La cour d’appel de Paris vient de confirmer le non-lieu rendu en juillet dernier au bénéfice du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé par Sophie Patterson-Spatz de l’avoir violée en 2009.

Dans ses réquisitions écrites consultées par l’AFP, le ministère public écartait l’hypothèse d’accusations mensongères ou malveillantes de Sophie Patterson-Spatz mais estimait qu’il ne peut être considéré qu’(elle) n’a pas consenti à l’acte sexuel.

L’avocate de Sophie Patterson-Spatz évoquait au contraire un viol par surprise et un rapport sexuel extorqué, ni libre, ni consenti.

Sophie Patterson-Spatz, 50 ans, a déposé une première plainte pour viol contre M. Darmanin au printemps 2017, pour des faits qui se seraient produits à Paris en 2009. En 2009, elle s’était adressée à Gérald Darmanin, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (devenu LR depuis), pour obtenir un appui alors qu’elle souhaitait faire réviser une condamnation de 2005 pour chantage et appels malveillants à l’égard d’un ex-compagnon.

Selon elle, il lui avait fait miroiter lors d’une soirée son possible appui via une lettre qu’il s’engageait à rédiger auprès de la Chancellerie, et avait demandé en échange une relation sexuelle. La plaignante et le ministre reconnaissent tous les deux un rapport sexuel. Mais Sophie Patterson-Spatz estime avoir été contrainte de «passer à la casserole» avec Gérald Darmanin quand celui-ci, alors âgé de 26 ans, lui aurait dit: « Vous aussi, il va falloir m’aider ».

De son côté, le ministre de l’Intérieur affirme avoir « cédé aux charmes » d’une plaignante « entreprenante ».

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