PAGE SPECIALE. Réforme des retraites. Emmanuel Macron s’exprime sur TF1 et France 2 en direct.

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– 13H40: Emmanuel Macron conclu en déclarant: « Si j’avais un regret, c’est de ne pas avoir réussi à convaincre sur la nécessité de cette réforme qui ne me fait pas plaisir une fois encore. Mais je ne dis pas de regret. Moi, je vis de volonté, de ténacité, d’engagement, parce que j’aime notre pays, nos compatriotes. Et donc je suis à l’œuvre pour pouvoir faire ce qu’on doit faire… On va continuer le travail sur le terrain. C’est aussi ça cette nouvelle méthode. Là, c’est un texte difficile arrive, il faut le faire, mais ça n’emporte pas tout ».

– Ecrit à 13H35: Emmanuel Macron continue en affirmant: « Nous allons réajuster les choses aussi et découper des textes plus courts. Donc il y aura bien une loi immigration, il y en aura sans doute n’y aura plus de plusieurs textes immigration et ils arriveront dans les prochaines semaines. Maintenant, nous n’avons pas le droit pour notre pays à l’arrêt ou à l’immobilisme… Et donc qu’est-ce qu’on fait depuis 2017 ? On mène cette bataille du plein emploi et de la réindustrialisation. C’est le cœur de la bataille, cette société du plein emploi. Et on est en train de la réussir collectivement. On est passé de 9 % de chômage à 7 % aujourd’hui…. Deuxième cap, l’Ordre républicain, 200 brigades de gendarmerie. On va être ouvert partout sur le territoire. Plus de juges, plus de greffiers pour juger plus vite face à la petite délinquance. Et à côté de ça, une loi de programmation militaire qui va arriver. Et là, ça fait partie des priorités des prochains mois pour nos armées. Ça, c’est l’ordre républicain… Et puis, la troisième priorité, ce sont les progrès pour mieux vivre : l’école, la santé, l’écologie. L’école : je veux que la rentrée prochaine, on puisse remplacer du jour au lendemain les profs dans les classes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans beaucoup de collèges. C’est loin d’être le cas. C’est une priorité. »

– Ecrit à 13H30: Emmanuel Macron déclare: « Si les Français étaient vraiment en colère, je n’aurais pas été réélu il y a un an ». Il précise vouloir faire entrer en vigueur la réforme des retraites dès le 1er septembre prochain.

– Ecrit à 13H25: Emmanuel Macron évoque sa premiére ministe: « Elisabeth Borne a souhaité engager la responsabilité de son gouvernement. C’est ça ce qu’on appelle le 49.3, le fameux article. C’est la 100ᵉ fois qu’on le fait dans notre République. C’est un geste très solennel. Elle a pris ses responsabilités avec son gouvernement. Elle a dit au Parlement Si vous avez une majorité alternative, qu’elle s’exprime. Lundi, il a été montré qu’il n’y avait pas de majorité alternative… Dans ce contexte-là, le mandat que je lui ai donné, c’est de continuer à élargir cette majorité autant qu’elle le pourra avec les femmes et les hommes de bonne volonté qui, de droite et de gauche, ou du côté de l’écologie, sont prêts à s’engager sur les priorités que j’ai fixées. Même à un moment d’incandescence politique, il n’y a pas de majorité alternative… Elisabeth Borne a ma confiance pour conduire cette équipe gouvernementale… Nous devons avancer, on doit apaiser et on doit rebâtir un agenda parlementaire et des réformes en réengageant avec les syndicats et toutes les forces politiques qui sont prêtes à le faire. »

– Ecrit à 13H23: Emmanuel Macron évoque le sujet de l’inflation et invite les partenaires sociaux à travailler pour « trouver une réponse dans tous ces métiers qui sont insuffisamment payés… On a augmenté ces 18 derniers mois le smic en France de 9,5%, plus que l’inflation. Néanmoins, il faut entendre ce que nous disent nos compatriotes qui manifestent sur ce sujet qui n’est pas celui des retraites, mais du travail qui doit payer. »

– Ecrit à 13H20: Emmanuel Macron évoque les chantiers qu’il veut désormais ouvrir, avec notamment une réforme du Revenu de solidarité active: « Il faut des droits et devoirs renforcés pour les bénéficiaires du RSA. Mieux les former, les accompagner, régler parfois les problèmes de logement, de garde d’enfants, de transports, mais faire revenir à l’emploi des gens aujourd’hui qui n’y sont pas, parfois depuis des années ou des dizaines d’années. »

– Ecrit à 13H15: Face à la contestation, Emmanuel Macron déclare: « Entre les sondages et le court terme et l’intérêt général du pays, je choisis l’intérêt général du pays. Et s’il faut derrière endosser l’impopularité, je l’endosserai. Beaucoup des colères qui se sont exprimées, ce ne sont pas que les retraites, et je veux y revenir et pouvoir en parler. Mais notre système aujourd’hui, nous devons le réformer et donc je le fais en responsabilité par le sens de l’intérêt général. On ne tolérera aucun débordement. On fera en sorte qu’une vie la plus normale possible puisse reprendre face à ceux qui bloquent à quelques-uns l’activité. Et après, c’est aussi à nous, à moi l’exécutif, d’essayer d’entendre la colère légitime qui n’est pas la violence, encore une fois, mais qui s’est exprimée au moment de ces contestations. Je vais demander au gouvernement de pouvoir travailler à une contribution exceptionnelle pour que cet argent, quand il y a des profits exceptionnels, des entreprises qui sont prêtes à racheter leurs propres actions, que leurs travailleurs puissent en profiter. »

– Ecrit à 13H13: Emmanuel Macron vient de revenir sur la polémique sur sa petite phrase prononcée hier sur la légitimité de la foule: »Nous sommes une grande nation et un vieux peuple, qui se dotent de responsables qui ont une légitimité politique. Président de la République, parlementaires : ils sont élus par lui… Les syndicats ont une légitimité. Quand ils défilent, qu’ils manifestent, ils sont en opposition à cette réforme. Je les respecte. »

– Ecrit à 13H10: Emmanuel Macron a débuté son interview sur TF1 et France 2. Il déclare: « Il faut maintenant attendre que le Conseil constitutionnel se prononce et c’est à l’issue de cette décision que j’aurai à promulguer un texte qui permettra de faire évoluer les choses… Ce texte, il va poursuivre son chemin démocratique. Il a été préparé par le gouvernement après des mois de concertation. Il a été ensuite porté par le gouvernement, qui l’a modifié après concertation au Parlement… Cette réforme, elle est nécessaire. Et je le dis aux Français, ça ne me fait pas plaisir. J’aurais voulu ne pas la faire. On doit investir dans nos services publics, notre école, notre santé. On ne peut pas prendre cet argent pour le mettre sur les retraites. Alors la formule magique qui est implicitement le projet de toutes les oppositions et de tous ceux qui s’opposent à cette réforme, c’est le déficit. Le déficit, ça veut dire de fait que vous choisissez de faire payer vos enfants. »

– Ecrit à 12H: Emmanuel Macron s’exprimera à 13 heures, pour la première fois depuis l’adoption contestée de la réforme des retraites. Alors que la mobilisation se poursuit contre le texte, il ne faut attendre de cette intervention ni annonce fracassante ni table renversée selon des proches de l’exécutif.

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