Aprés la mise en demeure de l’ARCOM suite aux propos le 18 Mars 2022 dans l’émission d’André Bercoff de l’idéologue Renaud Camus « invitant à la haine » des immigrés sur Sud Radio, la radio demande l’annulation de la sanction au conseil d’Etat.

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Il y a quelques mois, la station Sud Radio a reçu une mise en demeure de l’ARCOM après des propos le 18 Mars 2022 dans l’émission d’André Bercoff de l’idéologue Renaud Camus « invitant à la haine » des immigrés. Il était venu pour la promo de 2 livres, il s’était notamment exprimé sur le concept du grand remplacement dont il est l’un des auteurs et principaux propagateurs.

L’ARCOM avait écrit dans un communiqué: « André Bercoff avait ouvert l’antenne du service pendant plus d’une demi-heure à une personne dont les idées sont connues, sans lui apporter de contradiction et en approuvant une partie des propos tenus, ce qui caractérise un défaut de maîtrise de l’antenne. Renaud Camus a décrit de manière inquiétante ce groupe d’individus dans son ensemble en employant un vocabulaire et en recourant à des comparaisons historiques invitant à la haine et à la violence. Il a dépeint une image inquiétante des personnes immigrées dans leur ensemble en les présentant comme refusant toute intégration à la société française et comme ayant une volonté de domination ».

L’écrivain d’extrême droite avait également qualifié le « grand remplacement » de colonisation démographique plus grave et plus profonde que les colonisations antérieures, de “génocide par substitution”, de “submersion migratoire”, de “nettoyage ethnique” ou encore de “pratique nazie”. Toujours selon l’ARCOM, « Ces propos sont de nature à susciter un sentiment de rejet et de crainte à l’égard de ces personnes encourageant ainsi des comportements discriminatoires à leur encontre en raison de leur origine, de leur non-appartenance à la nation française et de leur race ».

Aujourd’hui, Sud Radio demande l’annulation de cette sanction au Conseil d’État en écrivant dans un communiqué: « SUD-RADIO et ses journalistes sont attachés à la liberté d’expression et de communication ; ils veillent aussi au respect de la loi et de la convention signée avec l’autorité de régulation. Au cours de cette émission, ni l’invité ni André Bercoff n’ont en réalité tenu le moindre propos d’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination à l’égard d’une quelconque communauté ou religion. En outre, le journaliste n’a nullement manqué à son obligation de maîtriser le déroulement équilibré du débat, relatif à une question d’intérêt public, qui était au centre de la campagne de l’élection présidentielle. Il appartient désormais au Conseil d’État, juge de la légalité, de se prononcer ».

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