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Raquel Garrido mise en retrait du groupe LFI à l’Assemblée: Pour Éric Naulleau, « Mélenchon a fait le ménage et a viré ceux qui étaient critiques ».

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Comme on vous l’a déja écrit, Raquel Garrido a été mise en retrait du groupe LFI à l’Assemblée pour avoir notamment critiqué Jean-Luc Mélenchon.

Dans Le Figaro, la députée de Seine-Saint-Denis avait déjà reproché à Jean-Luc Mélenchon de n’avoir « fait que nuire depuis 10 mois. Je dirais même depuis peut-être un an, puisque c’est depuis l’affaire Quatennens ».

Elle s’est exprimée sur ses réseaux sociaux en déclarant: « Je n’ai plus le droit de poser des Questions au Gouvernement au nom de mon groupe. Je suis mise au ban. Pourquoi ? Parce que j’ai tenu bon sur le principe de non-cumul des mandats, parce que j’ai voulu que les moyens du groupe parlementaire soient affectés à la communication sur l’audience au Conseil d’Etat à propos des contrôles au faciès et le non-port du RIO, parce que j’ai osé dénoncer la communication masculiniste d’Adrien Quatennens orchestrée par Sophia Chikirou et soutenue par Jean-Luc Mélenchon, parce que j’ai défendu l’unité de la NUPES, du mouvement syndical, et de LFI pendant le grand mouvement des retraites alors que la direction LFI ne faisait que cliver, cliver et cliver encore, parce que j’ai défendu la suppression du 49.3 et que j’ai insisté (on m’a littéralement reproché mon « insistance ») pour qu’on défende une proposition de loi constitutionnelle abrogeant le 49.3 lors de la niche LFI du 30 novembre. Je me suis rendue ce soir à la « convocation » par le Bureau du groupe parlementaire insoumis. De bonne foi, j’ai défendu mes positions. J’ai réfuté pied à pied les accusations infondées et mensongères. J’ai indiqué que le Bureau du groupe n’avait pas le droit de prendre de telles sanctions. Même Adrien Quatennens, auteur de violences conjugales, a eu le droit à de longues délibérations au sein du groupe. Le Bureau s’est auto-proclamé instance de discipline pour tenter – quelle immaturité – de régler des désaccords politiques par des mesures de coercition. Je suis humiliée, je suis en colère, j’ai honte de voir cette évolution du projet politique auquel j’ai consacré 30 ans de ma vie. J’ai reçu tant de marques d’affection de la part des militant-es de la base insoumise. Je tiendrai bon. Vous pouvez compter sur moi. »

Pour Éric Naulleau, « Mélenchon a fait le ménage et a viré ceux qui étaient critiques ».

Regardez cette séquence ci-dessous. C’était ce matin sur CNEWs dans L’heure des pros.

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