Cauet vient de perdre son procès contre NRJ. L’animateur demandait des indemnités suite à la rupture de son contrat avec la radio.
Cauet vient de perdre son procès contre NRJ.
Rappelons que l’animateur demandait des indemnités suite à une rupture de son contrat avec la radio aprés des accusations de viols et agressions sexuelles contre lui.
Selon Le Parisien, le tribunal a décidé de valider le retrait de l’antenne de l’animateur qui demandait à la base sa réintégration.
Il avait ensuite changer d’avis en demandant des indemnités suite à la rupture de son contrat.
Son avocat vient de réagir en affirmant: “C’est une déception évidente pour la société Be Aware (la société de production de Cauet) et nous envisageons évidemment de faire appel contre cette décision qui autorise la caducité des contrats face à une tempête médiatique”.
Dans un communiqué, le groupe NRJ s’est félicité de la décision rendue ce jour.
Rappelons que Cauet qui ne reçoit plus de salaire depuis plusieurs mois a été obligé de se séparer de son équipe de 24 personnes.
Au tribunal, l’animateur avait reproché à NRJ d’avoir “coulé le bateau” en voyant une “tempête au loin plutôt que de naviguer en marin expérimenté”.
Mise à jour: Les sociétés du Groupe BE AWARE et Sébastien Cauet viennent d’annoncer interjeter l’appel de la décision. Retrouvez le communiqué ci-dessous:
“C’est avec une déception évidente que Monsieur Cauet, en sa qualité de dirigeant des sociétés BE AWARE, a pris connaissance du jugement prononcé aujourd’hui par le tribunal de commerce de Paris dans le contentieux qui opposait les sociétés BE AWARE au Groupe NRJ.
En effet, par cette décision le Tribunal a considéré comme justifiée la décision unilatérale du groupe NRJ de prononcer la caducité immédiate de contrats portant sur plusieurs saisons radiophoniques, pour la seule raison que les effets supposés d’une tempête médiatique, sans aucun lien avec les contrats en cause, justifieraient à eux seuls la résiliation de contrats, et ce sans aucune indemnité.
Il est important de rappeler que la décision de NRJ, légitimée aujourd’hui par le tribunal, a conduit les sociétés BE AWARE à devoir se séparer des 24 personnes qui travaillaient, pour certaines depuis de nombreuses années, pour NRJ et NRJ12.
On ne peut évidemment pas se satisfaire de cette décision qui remet en cause le principe juridique de la force obligatoire des contrats qui se retrouverait ainsi anéanti par le seul risque d’impact médiatique et d’image qui n’est pas même prouvé en l’espèce.
Par cette décision, le tribunal ouvre une boîte de Pandore en permettant désormais à tout à chacun de remettre en cause un contrat en invoquant suffisamment l’impact négatif d’une campagne médiatique contre le dirigeant de son cocontractant.
Au-delà du cas particulier dont était saisi le tribunal, on ne peut qu’être inquiet de constater que la digue que devrait constituer nos tribunaux dans un état de droit vient d’être fracassée par une tempête médiatique qui ne repose aujourd’hui sur aucune réalité établie.”
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