Alors que l’ARCOM a alerté sur le temps de parole des commentatrices pendant les JO 2024 sur France Télévisions, Delphine Ernotte a annoncé que pour les Jeux d’hiver 2026, il y aura que des femmes en prime.
Jeudi, l’Arcom s’est félicité d’une visibilité accrue pour le sport féminin à la télévision avec 21,4% de volume horaire pendant les Jeux de Paris 2024 contre 4,5% entre 2018 et 2021.
L’autorité a alerté néanmoins sur le temps de parole des commentatrices pendant les différentes épreuves proposées. Elle a épinglé notamment France Télévisions, le diffuseur français officiel avec Eurosport, qui avait pourtant mis en place une équipe paritaire de journalistes, d’analystes et de consultants avec la présence d’anciennes athlètes comme Isabelle Yacoubou pour le basket, Justine Henin pour le tennis, Laure Manaudou pour la natation ou encore Émilie Andéol pour le judo.
Malgré l’attention portée au respect de la parité, le temps de parole des femmes durant les compétitions retransmises est globalement resté en retrait: sur le service public, il était de 20% (23% pendant les Jeux Olympiques et 14% pendant les Jeux Paralympiques) et de 12% sur Eurosport. Leur durée d’intervention baisse drastiquement entre 21h et 23h, heures de fortes audiences, étant de 8% en prime-time.
Ce déséquilibre se creuse encore plus lorsque sont retransmis des sports masculins, surreprésenté sur cette tranche horaire.
Le temps de parole des femmes entre 21h et 23h, sur les seules compétitions masculines, était de 4% en moyenne.
Dans l’Equipe, Delphine Ernotte-Cunci, la présidente de France Télévisions, a réagi en affirmant: “Cette étude de l’ARCOM va nous être utile pour progresser. Pour les Jeux d’hiver 2026, nous pouvons d’ailleurs annoncer qu’il n’y aura que des femmes en prime sur les chaînes du groupe.”
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