Cette semaine, Yaël Braun-Pivet a recadré dans un courrier Élise Lucet qui est venue soumettre des députés à un test anti-drogue à l’Assemblée nationale.
Cette semaine, Yaël Braun-Pivet a recadré dans un courrier Élise Lucet qui est venue soumettre des députés à un test anti-drogue à l’Assemblée.
La présidente de l’Assemblée nationale juge contestable le fait de filmer les parlementaires en leur proposant un test salivaire.
Yaël Braun-Pivet écrit: “Vous apparaissez seule, avec des accessoires en main, présentés comme des tests salivaires permettant de dépister la prise de produits stupéfiants. Vous indiquez avoir proposé à des députés de réaliser ces tests dans la salle des Pas-perdus et des Quatre-Colonnes de l’Assemblée nationale. Comme vous le savez, en dehors des duplex, les prises de vue effectuées par les équipes de journalistes accréditées par l’Assemblée nationale ne sauraient avoir pour objet exclusif ou principal de filmer une personne n’ayant pas la qualité de député ou de ministre dans les espaces ouverts à la presse, de surcroît avec des accessoires suggérant une mise en scène. Si ces espaces permettent aux journalistes de réaliser des interviews de députés, il n’est pas d’usage que les reportages qui y sont réalisés puissent apparaître comme ayant fait l’objet d’une scénarisation. Je trouve contestable le fait de filmer les parlementaires en leur proposant un test salivaire, le refus légitime de s’y soumettre pouvant créer une suspicion à leur endroit. Le moment choisi – pendant la séance de questions au gouvernement – est particulièrement malvenu : il a coïncidé avec un pic d’affluence de journalistes ce qui a eu pour effet de susciter une incompréhension parmi les personnes présentes. Je déplore que vous ayez sciemment méconnu les règles que doivent respecter les journalistes accrédités dans ces espaces qui ne sauraient se prêter à de telles pratiques”.
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