Alors que Gisèle Pelicot a assigné cette semaine devant le tribunal judiciaire de Nanterre l’hebdomadaire Paris Match pour atteinte à la vie privée et au droit à l’image, après avoir publié des photos prises à son insu, l’affaire sera examinée le 11 juin prochain.
Cette semaine, Gisèle Pelicot a assigné devant le tribunal judiciaire de Nanterre l’hebdomadaire Paris Match pour atteinte à la vie privée et au droit à l’image, après avoir publié le 17 avril des photographies prises à son insu.
L’affaire sera examinée le 11 juin prochain à 13H30.
Dans son édition du 17 avril, l’hebdomadaire avait publié sept photographies de Giséle Pelicot sur lesquelles on la voyait accompagnée d’un homme présenté comme son nouveau compagnon, déambuler dans les rues de la localité où elle réside désormais.
Devenue une icône féministe à la suite du procès des viols de Mazan, Gisèle Pelicot réclame au magazine 30.000 euros de dommages et intérêts ainsi que la publication de la condamnation à sa Une, selon l’assignation consultée par l’AFP.
Selon ses avocats, l’hebdomadaire avait été destinataire d’une mise en demeure avant publication.
La septuagénaire, qui pendant une décennie avait subi des dizaines de viols par son ex-mari qui l’avait préalablement sédatée, et d’au moins une cinquantaine d’inconnus recrutés par celui-ci sur internet, avait fait face pendant quatre mois à ses agresseurs devant la cour criminelle de Vaucluse entre septembre et décembre.
Elle était devenue une icône féministe notamment après avoir permis un procès public en refusant un huis clos, afin que la honte change de camp et ne pèse plus sur les épaules des victimes de viols.
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