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Ce matin, à Marseille, le domicile et la permanence parlementaire de Sébastien Delogu de LFI ont été perquisitionnés pour des faits présumés de recel de documents issus d’un vol.

Ce matin, à Marseille, le domicile et la permanence parlementaire du député de La France insoumise Sébastien Delogu ont été perquisitionnés pour des faits présumés de recel de documents issus d’un vol.

Le député a déclaré: “Les policiers de la brigade financière recherchaient les documents qui venaient en appui de mon signalement au procureur du 6 septembre dernier. Je trouve inacceptable que la justice me perquisitionne pour un recel de documents alors que je dénonçais des faits graves auprès de la justice”.

Rappelons qu’en septembre dernier, Sébastien Delogu avait envoyé un signalement au procureur pour dénoncer des faits qu’il estimait délictueux dans la gestion de Laser propreté, la société de nettoyage de la RTM et de la gare Saint-Charles.

A noter sur X, le coordinateur national de LFI Manuel Bompard a réagi en affirmant: “J’apporte tout mon soutien à mon collègue @sebastiendelogu qui a subi ce matin à son domicile, puis à sa permanence parlementaire, une perquisition scandaleuse et totalement abusive. Celle-ci fait suite à un signalement au procureur de la République que nous avons effectué tous les deux en septembre dernier à propos de suspicion de faits délictueux au sein de l’entreprise Laser Propreté à Marseille. Les enquêteurs se justifient en indiquant que cette perquisition aurait pour objectif de récupérer les documents qui ont conduit à cette saisine. Or, je rappelle qu’il existe en France une loi de protection des lanceurs d’alerte qui fournit en particulier une protection légale aux personnes qui signalent des infractions au sein d’une entreprise. En France, ce ne sont pas ceux qui signalent un délit qui doivent être inquiétés et perquisitionnés. Ce sont ceux qui sont suspectés de le commettre qui doivent faire l’objet d’une enquête et, le cas échéant, d’une condamnation. Je m’étonne que seul Sébastien Delogu soit visé par ces perquisitions alors que nous avons tout deux effectués ce signalement. Pourquoi cet acharnement ciblé contre lui ? Pourquoi l’information sur cette perquisition a été communiqué à la presse dans la foulée ? Qui a décidé d’une telle opération scandaleuse ? Nous demandons des explications et nous exigeons que cessent immédiatement ces campagnes d’intimidations contre les députés insoumis qui font leur travail au service du peuple et de l’intérêt général”.

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