,

Le président de l’ARCOM s’est défendu dans l’affaire de la mort du streamer Jean Pormanove. Il a expliqué que l’ARCOM n’avait pas de compétence directe pour intervenir sur la plateforme australienne Kick.

Dans le journal “Le Monde” aujourd’hui, Martin Ajdari, président de l’ARCOM, s’est défendu dans l’affaire de la mort du streamer Jean Pormanove.

Il a expliqué que l’ARCOM n’avait pas de compétence directe pour intervenir sur la plateforme australienne Kick, où les sévices subis par Pormanove étaient diffusés, car elle n’est pas basée en France.

Il a précisé que la loi ne confère pas à l’ARCOM le pouvoir d’évaluer la légalité des contenus publiés par des particuliers ni d’en demander le retrait, cette responsabilité relevant des juges.

Martin Ajdari a souligné que le rôle de l’ARCOM se limite à vérifier que les plateformes respectent leurs obligations de modération, mais que cette mission est complexe en raison du volume de contenus et des ressources limitées (une vingtaine d’agents).

Il a reconnu l’incompréhensibilité de la situation, où les vidéos sont restées en ligne des mois sans nouveaux signalements, et a appelé à une nouvelle phase de régulation du numérique.

A noter que YouTube a décidé de supprimer cette nuit, la chaîne qui diffusait les “meilleurs moments” du harcèlement dont a été victime JP. 

Dans ces “best of”, on y voyait des scènes où le défunt recevait de la farine sur le visage ou s’époumonait contre une internaute à grands renforts d’insultes. Des insultes violentes fusent et les contenus étaient consultables sans filtre par de jeunes utilisateurs.

À ce stade de l’enquête il est possible d’affirmer que la mort du quarantenaire n’est pas consécutive à des coups reçus. L’intervention d’un tiers est pour le moment exclue, mais les investigations sont loin d’être terminées. Des analyses complémentaires, toxicologiques et anatomopathologiques, ont été ordonnées par le parquet de Nice. Le but est de préciser les causes de la mort.

Laisser un commentaire