Alors que Dany Boon a été victime d’une escroquerie de près de 7 millions d’euros en 2021, orchestrée par un homme se faisant passer pour un aristocrate irlandais, le procès s’ouvrira le 26 septembre à Nice.
Dany Boon a été victime d’une escroquerie de près de 7 millions d’euros en 2021, orchestrée par un homme se faisant passer pour un aristocrate irlandais, Thierry Fialek-Birles, alias Terry Birles.
L’acteur a rencontré Thierry Fialek-Birles en 2021, à Monaco, dans un contexte mondain, notamment au Royal Cork Yacht Club. L’escroc s’est présenté comme un héritier d’une noble famille irlandaise, diplômé d’Oxford, expert en nautisme, et propriétaire de yachts et d’un manoir.
Il a également prétendu que sa compagne était conseillère du prince Albert II de Monaco et que ses parents étaient morts dans un accident d’hélicoptère, renforçant ainsi sa crédibilité.
Cette façade sophistiquée a séduit Dany Boon, qui lui a accordé sa confiance.
Dany Boon, propriétaire d’un yacht de luxe nommé Umaren (estimé à 3,5 millions d’euros), a engagé Thierry Fialek-Birles pour en assurer l’entretien, la gestion et l’assurance.
L’escroc a orienté l’acteur vers une société fictive basée à Dublin, South Seas Merchants Mariners Ltd Partnership (SSMM), prétendument créée par sa famille.
Dany Boon a versé 2,2 millions d’euros à cette société pour des travaux de rénovation et des services liés au yacht.
Thierry Fialek-Birles a ensuite convaincu Dany Boon d’investir 4,5 millions d’euros dans un prétendu programme d’investissement garanti par la Banque centrale d’Irlande, promettant un rendement annuel de 3,25 % non imposable. Cette offre, présentée comme sûre et prestigieuse, a incité l’acteur à effectuer un second versement important.
Lorsque Dany Boon a tenté de récupérer son argent, Thierry Fialek-Birles a prétendu que la société SSMM avait été vendue à une famille italienne fictive, les Rossi, et que les fonds avaient été transférés vers des comptes offshore au Panama et en Corée du Sud.
En réalité, la SSMM était une société-écran, et l’investissement auprès de la Banque centrale irlandaise n’existait pas.
L’escroc utilisait de multiples alias (comme Terry Waterford-Mandeville) et gérait un réseau de sociétés fictives, certaines enregistrées aux Samoa, pour dissimuler ses agissements.
Alerté par une source anonyme, probablement une autre victime, Dany Boon a engagé des détectives privés qui ont révélé l’ampleur de la supercherie : fausses identités, passeports multiples, et comptes offshore.
L’acteur a alors porté plainte, et la justice irlandaise a gelé une partie des avoirs de Thierry Fialek-Birles en 2022.
L’escroc a été arrêté au Panama en février 2024, extradé vers la France, et est actuellement en détention provisoire à Nice, où son procès est prévu pour le 26 septembre prochain. Il est poursuivi pour fraude, blanchiment d’argent, faux et usage de faux.
L’arnaque a exploité le désir de Dany Boon d’optimiser ses investissements, notamment via des placements fiscalement avantageux, un point sensible pour l’acteur, déjà épinglé pour des pratiques fiscales controversées (comme l’achat de son yacht via une société offshore à Antigua-et-Barbuda pour éviter 700 000 euros de TVA).
La promesse d’un rendement attractif et non imposable a joué sur cette volonté de maximiser ses gains, rendant Boon vulnérable à la manipulation de Thierry Fialek-Birles.
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