Alors que Aya Nakamura a été visée par une banderole raciste, 10 militants identitaires ont été condamnés à des amendes. 3 ont été relaxés.
Alors que Aya Nakamura a été visée par une banderole raciste, 10 militants identitaires ont été condamnés à des amendes. 3 ont été relaxés.
L’affaire porte sur une banderole raciste déployée contre la chanteuse Aya Nakamura, suite à sa participation à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024.
Le 9 mars 2024, le groupuscule identitaire « Les Natifs » a publié sur X (ex-Twitter) une photo d’une banderole installée sur l’île Saint-Louis à Paris, avec le message: “Y a pas moyen Aya, ici c’est Paris, pas le marché de Bamako”.
Ce slogan fait référence au tube “Djadja” de la chanteuse, née à Bamako (Mali), et dénonce une supposée africanisation de la culture française, avec des regrets sur le remplacement de l’élégance française par la vulgarité et l’éviction du peuple de souche au profit de l’immigration extra-européenne.
Cette semaine, le tribunal correctionnel de Paris a condamné dix militants des Natifs pour injure publique aggravée (qualification moins grave que la provocation à la haine raciale initialement retenue).
Les peines consistent en des amendes de 1 000 à 3 000 euros, souvent avec sursis: 2 condamnations à 3 000 € ferme, 1 à 3 000 € (dont 1 000 € avec sursis), 4 à 3 000 € (dont 2 000 € avec sursis) et 3 à 2 000 € avec sursis.
Trois autres personnes impliquées ont été relaxées.
Lors de l’audience en juin 2024, la procureure avait requis jusqu’à 4 mois de prison ferme, dénonçant la rhétorique haineuse et le caractère raciste et discriminatoire des actes.
Un prévenu, porte-parole des Natifs, a défendu les faits en invoquant la question de la liberté d’expression et celle de l’indépendance du système judiciaire.
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