YouTube s’apprête à réintégrer des créateurs de contenu qui avaient été bannis de la plateforme pour avoir diffusé des informations erronées sur le Covid-19 et les élections américaines.
YouTube s’apprête à réintégrer des créateurs de contenu qui avaient été bannis de la plateforme pour avoir diffusé des informations erronées sur le Covid-19 et les élections américaines.
Cette décision a été annoncée dans une lettre envoyée mardi par Alphabet, la société mère de YouTube, au député républicain Jim Jordan, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis.
Pendant la pandémie de Covid-19 et l’élection présidentielle américaine de 2020, YouTube avait appliqué des politiques strictes contre la désinformation, sous pression de l’administration Biden.
Cela incluait la suppression de chaînes pour des contenus comme des théories sur l’ingestion d’eau de Javel pour guérir du Covid-19 ou des allégations de fraude électorale.
Parmi les créateurs concernés figuraient des figures conservatrices comme Dan Bongino (ancien directeur adjoint du FBI), Sebastian Gorka (ex-conseiller à la Maison Blanche) ou Steve Bannon (animateur de podcast et ancien conseiller de Donald Trump).
Alphabet explique que ces politiques spécifiques sur le Covid-19 et l’intégrité des élections ne sont plus en vigueur.
La plateforme offrira désormais à ces créateurs la possibilité de revenir si leurs chaînes ont été supprimées pour des violations répétées de ces anciennes règles.
YouTube met en avant son engagement pour la liberté d’expression et reconnaît l’importance des voix conservatrices qui ont une large audience et contribuent au débat civique.
Jim Jordan a salué cette annonce comme une victoire dans la lutte contre la censure, affirmant que plus personne ne dira plus aux Américains ce qu’ils doivent croire ou ne pas croire.
Ce revirement est perçu comme un geste favorable aux alliés de Donald Trump, dans un contexte politique tendu.
La lettre ne précise ni la liste exacte des créateurs concernés, ni le calendrier précis de leur réintégration.
Cependant, cela suit l’abandon progressif des directives anti-désinformation (sanitaire en 2023, électorale en 2024).
Des cas similaires ont déjà eu lieu sur d’autres plateformes, comme X (ex-Twitter) sous Elon Musk en 2022.
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