Le prince William espionné ? Son avocat vient d’accuser le groupe de presse, le Daily Mail, d’avoir recours à des méthodes illicites (comme des détectives privés) pour obtenir des informations.

Le prince Harry, représenté par l’avocat David Sherborne, vient d’accuser le groupe de presse, le Daily Mail, d’avoir recours à des méthodes illicites pour obtenir des informations, telles que l’embauche de détectives privés pour des écoutes (y compris dans des voitures ou à domicile), le blagging (obtention frauduleuse de données confidentielles), des effractions commanditées et l’accès à des conversations téléphoniques privées.

Ces pratiques auraient eu lieu entre 1993 et 2011, et potentiellement en 2018.

Les autres plaignants incluent Elton John, son époux David Furnish, l’actrice Sadie Frost, l’actrice Elizabeth Hurley, la baronne Doreen Lawrence et Sir Simon Hughes.

L’Associated Newspapers Limited nie fermement ces allégations, les qualifiant de sensationalistes et d’absurdes.

L’Associated Newspapers Limited conteste une partie des poursuites, arguant qu’elles sont trop générales ou tardives.

Un procès complet, qui pourrait durer jusqu’à neuf semaines, est prévu pour janvier 2026.

L’événement ciblé est la fête d’anniversaire des 21 ans du prince William, organisée le 21 juin 2003 à Windsor avec un thème « Out of Africa » (en référence au film de 1985).

Environ 300 invités y étaient attendus, et la soirée devait être une célébration privée.

Une facture d’un détective privé datée du 25 août 2003, intitulée « Out of Africa Story Royal Party Enqs » (enquêtes sur la soirée royale « Out of Africa »), liée à un paiement pour des informations sur le prince William et la princesse de Galles (alors Catherine Middleton).

Un article du Daily Mail publié le 20 juin 2003 (la veille de la fête), contenant des détails extensifs sur l’événement, y compris des éléments confidentiels qui n’auraient pas dû être publics.

David Sherborne affirme que ces infos ont été obtenues par blagging via des détectives privés.

Une autre facture mentionne une conversion de mobile phone (conversion de données téléphoniques) liée à Catherine Middleton, ainsi que des numéros de sa liste famille et amis.

Ces éléments proviennent d’une feuille de calcul appartenant à Steve Whittamore, un détective privé britannique condamné en 2004 pour violation de la loi sur la protection des données.

Cette révélation marque la première fois que le prince Harry implique publiquement son frère William et sa belle-sœur Kate dans ses poursuites contre la presse britannique, élargissant ainsi l’ampleur de l’affaire.

Harry, qui a déjà réglé des litiges similaires avec le Mirror Group et News Group Newspapers, accuse les tabloïds d’avoir ruiné des relations et contribué à la mort de leur mère, la princesse Diana, en 1997.

Harry a participé à l’audience à distance via visioconférence, tandis que David Furnish et Sadie Frost étaient présents en personne.

L’affaire s’inscrit dans une longue bataille du prince contre les médias britanniques, qu’il accuse d’intrusions systématiques dans la vie privée de la famille royale.

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