Le procès de Vincent Cerutti accusé d’agression sexuelle est fixé au 9 décembre prochain.
Vincent Cerutti a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour atteinte sexuelle, avec violence, contrainte, menace ou surprise, une qualification légale correspondant à une agression sexuelle au sens du Code pénal français.
Son procès est fixé au 9 décembre 2025. Il encourt jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Les accusations remontent à 2015, alors que Vincent Cerutti animait la matinale de Chérie FM (groupe NRJ). Une standardiste de 34 ans, embauchée en janvier de cette année-là, l’accuse de l’avoir agressée à deux reprises en mordant ses fesses à travers son pantalon.
La première fois, après un échange tendu où elle aurait jeté une chaussure sur son bureau, il l’aurait plaquée au sol, mains dans le dos, avant de la mordre, laissant un hématome documenté par photo.
La seconde occurrence s’est produite quelques semaines plus tard dans un escalier, lors d’une séance photo de groupe, en présence de témoins.
Devant la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale sur les violences dans les médias (printemps 2024), elle a déclaré : “Il avait l’habitude de mordre les fesses de ses collaboratrices. Je l’avais prévenu qu’il n’était pas question qu’il me touche”.
Elle a aussi rapporté des remarques déplacées comme “T’as un beau cul dans ce jean, ça donne envie de se mettre dedans”.
L’affaire a été révélée publiquement en 2023 par Le Parisien.
Vincent Cerutti a été mis en examen le 6 septembre 2023. Des plaintes parallèles pour harcèlement moral contre Chérie FM et son producteur ont abouti à un non-lieu.
Présumé innocent, l’animateur n’a jamais nié les morsures, mais les qualifie de jeux idiots sans connotation sexuelle, dans une ambiance potache typique des équipes de radio matinales.
Son avocat, Antoine Vey, a indiqué qu’il attend le procès avec un certain soulagement, affirmant que les faits n’ont jamais eu la moindre connotation sexuelle.
Sa compagne, Hapsatou Sy, l’avait publiquement soutenu en 2023 via Instagram, affirmant que rien n’a changé.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de révélations sur les violences sexuelles dans les médias français, avec des enquêtes parlementaires en cours. Le jugement du 9 décembre permettra de trancher sur la qualification des faits.
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