À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, France 2 proposera une soirée continue avec la diffusion du film “L’Amour et les Forêts” à 21h10 puis un débat présenté par Carole Gaessler.
À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, France 2 proposera une soirée continue avec notamment la diffusion du film “L’Amour et les Forêts” à 21h10 puis un débat intitulé “Femmes sous emprise ? Une violence invisible” à 22h50.
Le film “L’Amour et les Forêts” réunira Bertrand Belin, Virginie Efira, Melvil Poupaud, Dominique Reymond, Romane Bohringer (Delphine), Virginie Ledoyen (Candice), Marie Rivière (La mère de Blanche) ou encore Guang Huo (Tony).
Voici l’histoire: “Quand Blanche croise le chemin de Gregoire, elle pense rencontrer celui qu’elle cherche. Les liens qui les unissent se tissent rapidement et leur histoire se construit dans l’emportement. Le couple déménage, Blanche s’éloigne de sa famille, de sa sœur jumelle, s’ouvre à une nouvelle vie. Mais fil après fil, elle se retrouve sous l’emprise d’un homme possessif et dangereux”.
La diffusion de ce film sera suivie d’un débat animé par Carole Gaessler, traitant de l’emprise, une violence insidieuse et encore trop invisible aux lourdes conséquences : perte de confiance en soi, isolement, totale dépendance, dépression et jusqu’à provoquer de graves maladies.
Quels signaux doivent alerter lorsqu’une relation toxique et dangereuse s’installe dans le couple ? Quel est le mécanisme de l’emprise ? Quelles en sont les conséquences psychologiques et physiques ?
Comment s’en libérer ? Que peuvent faire l’entourage et les proches des personnes sous domination pour les accompagner ?
Dans les invités:
– Sarah Barukh, a été dans une relation d’emprise pendant 10 ans, avec des violences psychologiques, puis physiques. Elle est également auteure du livre « 125 et des milliers » aux éditions Harper Collins et fondatrice de l’association 125 et après, venant en aide aux victimes de violences domestiques.
– Le père de Sarah Barukh, ayant aidé sa fille à sortir de l’emprise sera également présent.
– Maria Martin, 67 ans, assistante maternelle à domicile à la retraite, a été sous l’emprise de son mari pendant 20 ans.
– Anne-Clotilde Ziégler, psychothérapeute, spécialiste de l’emprise et de la perversion narcissique, auteure de “Qu’est-ce que l’emprise ? Violences psychologiques, physiques et sexuelles dans la famille, le couple, et au travail – Comprendre les mécanismes de prédation pour s’en prémunir” (Solar, 2024)
– Violette Perrotte, directrice générale de la Maison des femmes.
– Mathieu Palain, auteur de “Nos pères, nos frères, nos amis” aux éditions “Les Arènes” (2023) a enquêté pendant quatre ans dans des groupes de parole d’hommes violents et d’entretiens avec des victimes.
La soirée se poursuivra à 23h55 avec la diffusion du doc “Julie, récit d’un féminicide” réalisé par Giulia Montineri.
Le 3 mars 2019 dans un petit bourg du nord de la Corse, un homme exécute son ex-compagne. Julie Douib est devenue la victime visible d’un féminicide on ne peut plus prévisible, culturellement et institutionnellement. Quatre ans plus tard, Giulia Montineri, la réalisatrice, revient au village pour filmer l’après, les évolutions du sexisme ordinaire, les conséquences de ce traumatisme collectif.
Pour finir, la chaîne proposera à 1h du matin un autre doc intitulé “Un corps de femme” réalisé par Delphine Dhilly.
Voici l’histoire: “Ce doc raconte les rapports des femmes à leur propre corps. Au sein de trois lignées de femmes, de 12 ou 80 ans, chacune incarne et éclaire la façon dont les époques et leurs injonctions ont pu modeler leurs corps, et les en déposséder. Cinq ans après #MeToo, comprendre la manière dont nos corps continuent à nous échapper et à nous tourmenter. Après l’égalité et l’acquisition de droits juridiques, après la libération sexuelle et procréative, le film pointe ce qui change et doit se dessiner aujourd’hui, la conquête d’une liberté plus intime : s’approprier enfin ce corps, l’accepter comme il est, et pourquoi… pas l’aimer”.
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