Lucas Chevalier, gardien de 24 ans du Paris Saint-Germain (PSG) et de l’équipe de France, s’est retrouvé au cœur d’une controverse virale hier, à la veille de son départ pour Clairefontaine avec les Bleus.
Tout a commencé dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque des internautes ont remarqué qu’il avait liké sur une publication Instagram.
Cette publication reprenait une vidéo d’une émission de débat sur LCP (juin 2024), où Julien Aubert, vice-président des Républicains (LR), affirmait qu’il voterait pour le Rassemblement National (RN) en cas de second tour face au Nouveau Front Populaire (NFP, coalition de gauche).
Le like a été supprimé rapidement, mais des captures d’écran ont circulé, entraînant des accusations de sympathies pour l’extrême droite.
La polémique a rapidement enflé sur les réseaux sociaux, avec des insultes et des appels au boycott.
Certains supporters parisiens, souvent engagés à gauche, ont qualifié Lucas Chevalier de facho, tandis que d’autres l’ont accusé de racisme.
Le PSG, sensible à son image, a même échangé en interne avec le joueur pour obtenir des explications, selon des sources proches du club.
Sur X, le sujet a généré des milliers de vues, avec des débats polarisés : certains défendent Lucas Chevalier comme victime d’un lynchage numérique, d’autres ironisent sur ses performances sportives récentes (critiquées lors de la victoire 3-2 du PSG à Lyon hier).
Cette nuit, Lucas Chevalier a brisé le silence via plusieurs stories Instagram, publiées comme un communiqué personnel.
Visiblement touché et agacé, il a plaidé une erreur accidentelle, tout en fustigeant la violence des réactions.
Il a écrit: “J’ai pu voir ce qu’il a pu se dire à mon propos la soirée précédente, concernant le fait que j’ai liké une publication sur Instagram d’une orientation politique, que je ne partage pas bien évidemment. Je ne prends pas souvent la parole, mais c’était bien nécessaire aujourd’hui car le monde dans lequel on vit a tendance à partir en vrille. Je ne pensais vraiment pas un jour à devoir m’expliquer à ce sujet complètement lunaire sur les réseaux. Il est désolant de savoir qu’en scrollant et en laissant un like sans s’en être rendu compte, au réveil de votre sieste pour préparer le match, vous êtes informé que votre image est salie de haut en bas pour une action accidentelle. Ça m’emmerde. Toute personne qui me connaît sait très bien à quel point mes parents et ma famille m’ont inculqué des valeurs, du respect, et qu’en aucun cas je ne me permettrais de penser ces choses-là. Vous avez essayé de me faire passer pour un facho, et ce n’est pas que moi que vous avez visé, mais ma famille entière. Les limites ont été dépassées, et de très loin. Je ne me mettrai jamais en victime, mais bref. Je tenais à m’excuser de la gêne occasionnée, car avant tout c’est moi qui suis l’acteur. J’ai toujours essayé d’être une bonne personne dans la vie de tous les jours et sur le terrain, et je continuerai”.
Lucas Chevalier insiste sur le fait qu’il n’est pas là pour étaler son éducation et ses revendications politiques, se présentant avant tout comme un footballeur.
Il évoque aussi des critiques sur ses performances (comme lors du match contre Lyon), qu’il lie à une haine persistante depuis son arrivée au PSG l’été dernier.
Éric Ciotti, député RN et ex-président des Républicains, a apporté son soutien total à Lucas Chevalier sur X, le qualifiant de victime d’injures racistes (notamment racisme anti-blanc).

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