Pierre-Jean Chalençon, célèbre collectionneur d’objets napoléoniens et ancien expert dans l’émission Affaire conclue sur France 2, vient de perdre un de ses biens les plus précieux : son hôtel particulier du palais Vivienne, situé au 36 rue Vivienne dans le 2e arrondissement de Paris.
Ce bâtiment historique du XVIIIe siècle, d’une surface de 506 m², a été vendu par adjudication judiciaire au début du mois de novembre pour 8 millions d’euros.
L’acquéreur n’est autre que sa banque créancière, Swiss Life, qui a récupéré le bien en l’absence d’autres enchérisseurs.
Pierre-Jean Chalençon avait acheté ce rêve de gosse en 2015 pour 4,5 millions d’euros (soit environ 8 900 €/m²), un prix jugé avantageux à l’époque pour un édifice classé riche en ornementations d’époque.
Pour financer des travaux de rénovation et des besoins de trésorerie (aggravés par les pertes liées au Covid-19), il avait contracté un prêt de 10 millions d’euros auprès de Swiss Life.
Les impayés et intérêts de retard ont fait gonfler la dette à plus de 10 millions d’euros.
En janvier 2024, elle s’élevait déjà à 9,4 millions d’euros.
La vente fait suite à un bras de fer de deux ans et demi.
Trois audiences d’adjudication ont été programmées au Tribunal judiciaire de Paris ; les deux premières ont été reportées à la demande de Pierre-Jean Chalençon, qui promettait de trouver des financements alternatifs ou de vendre à l’amiable.
Lors de la troisième, estimée à 6 millions d’euros, aucun enchérisseur ne s’est présenté (probablement découragé par les reports et le dépôt requis de 800 000 euros, soit 10 % de l’estimation).
Le bien est ainsi revenu automatiquement à la banque pour le prix de départ de 8 millions d’euros.
Malgré cette somme, la dette n’est pas entièrement épongée : Pierre-Jean Chalençon devrait encore environ 2 millions d’euros à Swiss Life, intérêts compris.
Par ailleurs, la vente de sa collection Napoléon en 2024 (estimée à 6 millions d’euros) a rapporté 8,7 millions d’euros, ramenant temporairement sa dette à 800 000 euros, mais cela n’a pas suffi à éviter la saisie.
Très attaché à ce palais qu’il considérait comme son joyau et un lieu emblématique de sa passion pour Napoléon Ier, Pierre-Jean Chalençon est furieux.
Contacté par Le Parisien, il s’est déclaré très en colère et a promis: “Il y a des crapules et elles paieront !”.
Il envisage d’entamer “très prochainement des procédures en contestation” pour contester la vente.

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