Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict aujourd’hui dans l’affaire de cyberharcèlement visant la DJ Barbara Butch (de son vrai nom Leslie Barbara Butch), figure centrale d’un tableau de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024 le 26 juillet 2024.
À la suite de sa performance sur la passerelle Debilly (entourée de drag queens et avec Philippe Katerine en Dionysos bleu), interprétée par certains milieux conservateurs et d’extrême droite comme une parodie de la Cène (ce que le metteur en scène Thomas Jolly a toujours démenti, expliquant qu’il s’agissait d’une fête païenne inspirée de l’Olympe), Barbara Butch a été submergée de messages haineux : menaces de mort, de viol, insultes homophobes, antisémites, grossophobes et sexistes.
Elle a porté plainte dès le 29 juillet 2024.
L’impact psychologique a été lourd : agoraphobie, psoriasis, prise d’antidépresseurs, prise de poids, insomnies, etc.
Cinq hommes (âgés de 24 à 57 ans) étaient jugés depuis le 25 septembre 2025 pour harcèlement en ligne et menaces.
Quatre ont été condamnés à des peines allant de 4 mois avec sursis à 10 mois de prison ferme (cette dernière pour le prévenu absent à l’audience, qualifiée d’actes extrêmement graves par la présidente du tribunal).
Les peines sont globalement conformes aux réquisitions du parquet.
Un cinquième a été relaxé. Les faits n’étaient pas suffisamment caractérisés.
La magistrate a insisté sur le caractère de violences numériques massives et dématérialisées qui facilitent les passages à l’acte.
D’autres plaintes sont en cours, et Thomas Jolly (directeur artistique) a déjà obtenu en mai la condamnation de sept personnes pour des faits similaires.

Laisser un commentaire