L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), le régulateur français du numérique, a demandé le blocage du site américain WatchPeopleDie (dont la traduction littérale est “Regarde des gens mourir”).

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), le régulateur français du numérique, a demandé le blocage du site américain WatchPeopleDie (dont la traduction littérale est “Regarde des gens mourir”).

Cette action a été annoncée hier et marque une première pour l’ARCOM dans ce domaine.

Le site est décrit comme entièrement dédié à la diffusion de contenus illicites, violents et portant atteinte à la dignité humaine.

Le site héberge des vidéos extrêmement gore, incluant des accidents mortels, des homicides, des scènes de guerre, des actes de torture, des décapitations, des exécutions de masse (par exemple au Soudan), des suicides, ou encore des attaques d’animaux.

Des mots-clés comme “France” sont même utilisés pour catégoriser certains contenus locaux.

Cette demande fait suite à des injonctions répétées de retrait de trois vidéos spécifiques montrant des actes de torture et de barbarie, émises par l’Office français de lutte contre la criminalité organisée (OFNAC, anciennement OFAC).

Ces demandes sont restées sans réponse depuis plusieurs mois.

L’ARCOM s’appuie sur l’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), qui permet à la justice d’ordonner des mesures pour prévenir ou faire cesser des dommages causés par des contenus en ligne.

Le site revendique plus de 4,4 millions d’utilisateurs inscrits dans le monde et est dans le viseur de l’ARCOM depuis plusieurs mois en raison de ces dérives.

L’ARCOM a assigné en justice devant le tribunal judiciaire de Paris six principaux fournisseurs d’accès à internet (FAI) français : Orange, Free, Free Mobile, SFR, SFR Fibre et Bouygues Télécom.

Elle exige un blocage effectif de l’accès au site depuis le territoire français dans un délai de 7 jours, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard.

Cette mesure doit perdurer tant que le site reste en ligne.

À ce stade, les FAI n’ont pas encore réagi publiquement : Free s’est abstenu de commentaire, SFR a renvoyé vers la Fédération française des télécoms, et les autres n’ont pas répondu dans l’immédiat.

La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a salué cette initiative: “Ce site n’a pas sa place en France et je condamne les dérives graves dont il s’est rendu coupable”.

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