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Bertrand Dermoncourt, directeur général de Radio Classique, a critiqué hier la partialité et le manque de pluralisme des médias publics français, en particulier Radio France et France Télévisions.

Bertrand Dermoncourt, directeur général de Radio Classique, a critiqué hier la partialité et le manque de pluralisme des médias publics français, en particulier Radio France et France Télévisions.

Invité de l’émission Buzz TV, il a qualifié l’audiovisuel public de non neutre en termes politiques, accusant ces entités financées par la redevance de biaiser la concurrence et de manquer d’équilibre idéologique.

Cette prise de position intervient dans un climat tendu, marqué par une commission d’enquête parlementaire sur la neutralité et le pluralisme de l’audiovisuel public, lancée le 25 novembre dernier à l’Assemblée nationale à l’initiative du groupe UDR d’Éric Ciotti.

Bertrand Dermoncourt, qui dirige Radio Classique depuis 2019, s’est positionné en défenseur d’un journalisme calme, rationnel et non partisan, inspiré des lignes éditoriales libérales de médias comme Le Figaro ou Les Échos.

Selon lui, le service public bénéficie d’un droit de préemption lors des attributions de fréquences radio, ce qui désavantage les acteurs privés comme Radio Classique.

Il a explicitement déclaré : « L’audiovisuel public n’est pas neutre en termes politiques. La guerre entre eux et le groupe Bolloré est une conséquence de cela. »

Cette guerre fait référence aux tensions récurrentes entre le service public et des chaînes privées comme CNews, accusées de partialité à droite mais défendues par Bertrand Dermoncourt comme rompant un tabou sur la liberté d’expression.

L’Arcom a annoncé une étude indépendante sur la perception du pluralisme par le public, en réponse à ces controverses.

Des experts comme François Jost soulignent les limites des outils actuels de mesure, notant un contraste avec les sanctions plus fréquentes contre les médias privés.

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