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Suite aux polémiques, Shein sera-t-il suspendu en France? Le tribunal a mis l’affaire en délibéré: La décision sera rendue le 19 décembre prochain.

Shein, le géant chinois de la fast fashion, fait face à une procédure judiciaire en France suite à la découverte fin octobre de produits illicites sur sa plateforme, notamment des poupées sexuelles d’apparence enfantine (qualifiées d’offre massive ouvertement pédophile par l’avocat de l’État) et des armes de catégorie A interdites (comme des machettes à double lame).

Ces éléments ont été détectés par la DGCCRF (Répression des fraudes), menant à une saisine du gouvernement français.

Aujourd’hui, Shein a suspendu temporairement sa marketplace (section dédiée aux vendeurs tiers) en France et retiré les produits incriminés, limitant ainsi son offre aux articles d’habillement de sa propre marque.

Malgré cela, l’État a maintenu sa demande de sanctions plus sévères.

Tout à l’heure, le tribunal judiciaire de Paris a examiné les arguments dans le cadre d’une procédure en référé.

L’État, représenté par l’avocat Renaud Le Gunehec, a initialement réclamé une suspension totale de la plateforme pour trois mois, invoquant l’article 6-3 de la loi sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN), qui permet de bloquer un site pour prévenir des dommages liés à des contenus illicites.

Des fournisseurs d’accès (Orange, SFR, etc.) ont été assignés pour appliquer un éventuel blocage technique.

Cependant, l’État a assoupli notamment sa position de maintenir la suspension de la marketplace jusqu’à la mise en place de mesures de contrôle strictes (vérification d’âge, filtrage de contenus, audits pour éviter les ventes illicites).

Le parquet s’est opposé à une suspension intégrale, la jugeant disproportionnée au regard de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, puisque les produits ont été retirés et aucun dommage actuel n’est constaté.

Shein, par ses avocats (dont Kami Haeri), a plaidé l’irrecevabilité de la demande, arguant que les mesures prises (retrait immédiat et suspension proactive de la marketplace) ont déjà éliminé le risque.

La plateforme réaffirme son engagement à coopérer et conteste les allégations comme basées sur des informations obsolètes.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré : la décision sera rendue le 19 décembre 2025.

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