Dans son nouveau livre à paraître mercredi, Nicolas Sarkozy raconte un échange téléphonique avec Marine Le Pen: “Je ne m’associerais pas à un éventuel front républicain contre le RN à l’approche des futures échéances électorales”.

Dans son nouveau livre “Le Journal d’un prisonnier” à paraître mercredi prochain, Nicolas Sarkozy y relate un échange téléphonique avec Marine Le Pen, qu’il avait contactée pour la remercier de son soutien public après sa condamnation à cinq ans de prison (dont trois ferme) dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007.

L’appel a eu lieu peu après le verdict du 25 septembre 2025, alors que Nicolas Sarkozy était incarcéré à la prison de la Santé du 21 octobre au 10 novembre 2025.

Marine Le Pen avait publiquement défendu Sarkozy, le comparant à une victime d’un acharnement judiciaire similaire au sien.

Selon Sarkozy, elle lui demande: “Votre voix porte sur l’électorat populaire, vous associerez-vous à un quelconque front républicain lors de futures échéances électorales ?”

La réponse de Sarkozy est la suivante: “Ma réponse fut sans ambiguïté : Non, et de surcroît je l’assumerai en prenant le moment venu une position publique sur le sujet.”

Nicolas Sarkozy y plaide pour un rassemblement le plus large possible, sans exclusive et sans anathème, marquant un virage clair contre le cordon sanitaire traditionnel entre la droite républicaine et le Rassemblement national.

Il critique implicitement le “front républicain” comme une stratégie d’appareil obsolète, alors que le RN, sous Jordan Bardella et Marine Le Pen, gagne du terrain en vue de 2027.

Jean-Philippe Tanguy (député RN) y voit une démolition du mythe du barrage républicain, mais insiste sur le fait que ce sont les patriotes des Républicains (LR) qui doivent rejoindre le RN, et non l’inverse.

De son coté, Marine Le Pen n’a pas encore réagi publiquement, mais le parti accueille favorablement ce signal d’un rapprochement.

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