Anne Hidalgo a proposé que la Ville de Paris se positionne pour racheter les murs du BHV Marais dans l’hypothèse où l’exploitant actuel (la Société des Grands Magasins) ne parviendrait pas à les acquérir et quitterait les lieux.

Lors du Conseil de Paris, Anne Hidalgo a proposé aujourd’hui que la Ville de Paris se positionne pour racheter les murs du BHV Marais (estimés à environ 300 millions d’euros) dans l’hypothèse où l’exploitant actuel (la Société des Grands Magasins, SGM) ne parviendrait pas à les acquérir et quitterait les lieux.

Cette annonce intervient dans un contexte de crise pour le grand magasin avec la polémique autour de l’arrivée de Shein en octobre dernier, le départ de nombreuses marques, la baisse des ventes et les difficultés financières.

La promesse de vente exclusive entre les Galeries Lafayette (propriétaires actuels des murs) et la SGM expire vendredi.

Si elle échoue, les murs pourraient être mis sur le marché.

Anne Hidalgo a déposé un vœu pour que la Ville étudie toutes les possibilités d’acquisition, non pas seule (compte tenu du montant élevé), mais potentiellement via une société d’économie mixte avec des partenaires privés.

L’objectif : transformer le site en un lieu mixte préservant une activité commerciale (par exemple, une vitrine pour les marques françaises et jeunes créateurs), tout en intégrant des logements sociaux et abordables, ainsi que des services de proximité.

L’opposition (comme Aurélien Véron ou Pierre-Yves Bournazel) critique ce projet, estimant que la Ville n’a pas les moyens financiers pour une telle opération et y voyant une volonté idéologique plutôt que pragmatique.

Cette proposition reste conditionnelle et n’est pas un rachat immédiat.

Elle vise à anticiper un éventuel départ de l’exploitant actuel.

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