Le mardi 24 février prochain à 21H05, France 5 diffusera un doc inédit intitulé “Véto de campagne” réalisé par Marianne Kerfriden, qui dressera le portrait d’Amélie Jolivel, une vétérinaire rurale hors du commun, installée à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, territoire d’élevage.
Il sera suivi du magazine C ce soir, présenté par Karim Rissouli, autour de la question agricole.
Amélie Jolivel, 44 ans, elle-même fille d’éleveur, est connue pour son caractère bien trempé et son franc-parler: “En tant que véto, on vit dans une intimité très forte avec le monde paysan, on est fusionnel, et fusionnel avec leurs emmerdes aussi.”
Épidémies, euthanasie, vêlages difficiles, Amélie est sur tous les fronts, parcourant une centaine de kilomètres par jour, pour rendre visite à ses clients. Au chevet d’un monde agricole en crise, Amélie soigne les maux des bêtes comme ceux des éleveurs. “Pour exercer mon métier, il faut aimer les gens bien plus que les animaux.”
Parfois abattue, mais jamais vaincue, celle qui a dû affronter, à 35 ans, un cancer réputé incurable, garde la foi dans son métier et dans l’avenir de l’agriculture: “Nos destins sont intimement liés, s’il n’y a plus d’élevage, il n’y a plus de vétos.”
La réciproque est évidemment vraie. De nombreux territoires en France sont aujourd’hui confrontés à une désertification vétérinaire. Si la Loire-Atlantique est pour l’instant épargnée, Amélie et ses trois associés ont du mal à recruter.
Les jeunes vétos boudent “la rurale”, effrayés par ses contraintes : pression, gardes de nuit, usure physique et mentale.
Lysandre, 27 ans, réalise sa dernière année d’école vétérinaire en stage dans le cabinet d’Amélie, qui va la former.
Avec l’espoir que celle-ci reste à l’issue de son tutorat.
Amélie veille aussi sur Nadège, une jeune éleveuse de chèvres, qui fait face aux difficultés de l’installation. Une histoire de transmission et de survie.

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