Le dimanche 8 mars prochain à 23H10 sur M6, un nouveau numéro inédit de son émission Enquête exclusive proposera le thème suivant: “Narcos et surtourisme : menace sur l’eau au Mexique”.

Le dimanche 8 mars prochain à 23H10 sur M6, un nouveau numéro inédit de son émission Enquête exclusive proposera le thème suivant: “Narcos et surtourisme : menace sur l’eau au Mexique”.

Derrière ses plages paradisiaques, ses eaux turquoise, ses rivières millénaires et sa forêt luxuriante, le Mexique n’a plus d’eau.

Le pic est atteint au printemps 2024, lorsque 85 % du territoire est officiellement déclaré en état de stress hydrique, avec un accès à l’eau potable de plus en plus rare.

En cause, le réchauffement climatique qui frappe le Mexique plus fort encore que le reste de l’Amérique latine, mais pas seulement.

La course au développement économique, nécessaire dans un pays où 30 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, détruit à petit feu les ressources.

Dans le Yucatan, centre névralgique du tourisme mexicain, les millions de visiteurs et de travailleurs nouvellement installés ont fait exploser la consommation d’eau.

Et la construction du Train Maya, destiné à développer encore davantage le secteur, a conduit à polluer, voire à détruire des milliers de cénotes, ces lacs souterrains qui constituent la seule réserve en eau potable de la région.

Dans le Chiapas, l’eau ne coule plus que quelques heures par jour dans les cuisines et les salles de bains. Et si les habitants n’ont pas le droit de puiser dans les nappes phréatiques, la société Coca-Cola a, elle, obtenu par contrat avec l’État du Chiapas l’autorisation d’utiliser des millions de litres d’eau pour fabriquer ses bouteilles de soda.

L’or bleu devient un trésor qui attise les convoitises.

Et dans ce pays où les cartels investissent les secteurs les plus lucratifs de l’économie, dans certains États, l’eau est désormais l’objet d’une lutte armée. Au Michoacan, des narcotrafiquants armés chassent les paysans de leurs terres.

L’eau est pillée, revendue à prix d’or ou trafiquée vers d’autres secteurs à fort rendement comme la culture de l’avocat.

Mais la résistance s’organise, comme dans la ville de Coahuayana où les habitants ont pris les armes pour se défendre.

Au Mexique, la guerre de l’eau est déclarée.

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