David Perrotin, journaliste à Médiapart, s’est exprimé après les propos d’Amélie Oudéa-Castéra dans un doc diffusé il y a quelques jours sur France 3: “Non, nous ne l’avons pas harcelé”.
Dans un documentaire diffusé le 28 juillet dernier sur France 3, intitulé Jeux décisifs, Amélie Oudéa-Castéra, alors présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a prétendu avoir été harcelée par un journaliste de Médiapart.
David Perrotin, journaliste à Médiapart, a réfuté cette accusation sur X hier, qualifiant cette allégation de fausse et critiquant le documentaire pour son absence de contradiction et son ton élogieux envers l’ex-ministre.
Il a affirmé que, loin d’être harcelée, Amélie Oudéa-Castéra avait préparé son intervention contre l’avis de Gabriel Attal, alors Premier ministre.
Le 28 juillet, France 3 a célébré Amélie Oudéa-Castéra. Dans ce doc hallucinant à la gloire de l'ex-ministre, personne pour rappeler les faits et pointer ses mensonges ou diffamations.
Elle prétend par exemple avoir été harcelée par un journaliste de Mediapart. C'est faux ⬇️🧶 pic.twitter.com/0KQgPX20zF
Mediapart avait raconté les coulisses de cette fameuse interview.
Amélie Oudéa-Castéra, loin d’être harcelée, avait préparé son intervention contre l’avis de Gabriel Attal. Elle avait pesé chaque mot sur Stanislas, l’école Littré et sa famille pic.twitter.com/bCIktFl1WD
Dans ce doc de France 3, Amélie Oudéa-Castéra prétend aussi avoir eu raison lorsqu’elle avait accusé l’école publique et le problème de remplacement à Littré pour justifier son choix du privé Stanislas.
Un article de Libération ou les statistiques du rectorat avaient donné tort à l'ex-ministre.
Surtout, pour rappeler les faits, France 3 aurait même pu s’appuyer sur l’interview d’Amélie Oudéa-Castéra réalisée par… France 2. Elle avouait avoir menti. pic.twitter.com/GRh4wxtzd1
Rappelons qu’en Janvier 2024, Médiapart a révélé que les trois enfants d’Amélie Oudéa-Castéra étaient scolarisés au collège-lycée privé Stanislas, un établissement catholique parisien visé par une enquête pour des pratiques sexistes et homophobes. La ministre, alors à l’Éducation nationale, avait justifié ce choix en invoquant un paquet d’heures non remplacées dans l’école publique Littré, où son fils aîné était initialement inscrit.
Cette affirmation a été contestée par l’ancienne enseignante de son fils, qui a déclaré dans Libération qu’il n’y avait pas de problème de remplacement à Littré, une école réputée.
Médiapart a qualifié cette justification de mensonge, soulignant que le fils aîné n’était resté que six mois à Littré et que la véritable raison semblait être une volonté de faire sauter une classe, refusée par l’établissement public.
De plus, Médiapart a dénoncé une minimisation des faits lorsque Amélie Oudéa-Castéra a affirmé qu’un rapport sur Stanislas ne mentionnait qu’un seul cas d’homophobie, alors que des enregistrements révélaient des discours plus graves.
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