Moins de 24 heures après l’annonce de sa participation à une émission de débat sur Sud Radio, où il devait confronter une jeune voix de l’extrême droite, Pierre Lescure a décidé de se retirer. Il s’est exprimé dans un communiqué.
Moins de 24 heures après l’annonce de sa participation à une émission de débat sur Sud Radio, où il devait confronter une jeune voix de l’extrême droite, Pierre Lescure, ancien président de Canal+ et co-fondateur de Molotov, a décidé de se retirer.
Cette décision fait suite à des réactions jugées outrancières sur les réseaux sociaux, notamment après l’annonce de ce débat qui promettait une confrontation d’idées.
Ce retrait illustre la sensibilité des débats impliquant des figures politiques ou idéologiques polarisantes, ainsi que l’impact des réseaux sociaux sur les choix médiatiques.
Pierre Lescure devait rejoindre la station pour animer cette émission hebdomadaire de débats à partir du 13 septembre.
Ce programme, conçu comme un face-à-face générationnel, devait opposer Pierre Lescure, âgé de 80 ans, à Maud Koffler, une jeune journaliste de 28 ans ayant collaboré avec des médias conservateurs comme Boulevard Voltaire et Radio Courtoisie, ainsi qu’avec le parti d’extrême droite Reconquête d’Éric Zemmour.
Un autre journaliste, Maxime Lledo, était également mentionné comme participant.
Les thèmes prévus incluaient des questions comme les jeunes doivent-ils être dans le rêve ou dans la réalité ?, La société était-elle plus solidaire hier ? ou Était-ce mieux avant, sans les objets numériques ?.
Dans un communiqué, Pierre Lescure explique pourquoi il a décidé de renoncer à participer à l’émission: “L’annonce de ma venue à Sud Radio, pour un dialogue hebdomadaire entre deux générations et deux points de vue, a suscité des réactions, pour la plupart outrancières. Avant même de nous entendre Maud Koffler, Maxime Lledo et moi. Je pourrais dire, j’ai 80 ans et je vous emmerde, mais je comprends qu’on ne change pas de profil, brusquement à mon âge. Je suis cinéma, musique et culture”.
Pierre Lescure, qui se définit comme un homme de gauche, déplore l’extrême division du climat actuel en France, estimant que les procès d’intention aggravent les fractures sociales.
Il qualifie cette situation de dommage et surtout dangereux.
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