Les membres de l’Union Européenne de Radio-Télévision se réuniront en novembre pour voter sur la participation ou non d’Israël à l’édition 2026 de l’Eurovision.
Les membres de l’Union Européenne de Radio-Télévision se réuniront début novembre lors d’une assemblée générale extraordinaire en ligne pour voter sur la participation du diffuseur public israélien KAN à l’édition 2026 du Concours Eurovision de la chanson.
Cette décision fait suite à une pression croissante exercée par plusieurs pays européens, qui menacent de boycotter l’événement si Israël est autorisé à concourir.
L’Eurovision, organisée par l’UER, est traditionnellement présenté comme un événement apolitique et culturel, symbole d’unité et de solidarité.
Cependant, la participation d’Israël a suscité des controverses ces dernières années en raison du conflit en cours au Moyen-Orient, notamment la guerre à Gaza.
Rappelons que des manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu lors des éditions 2024 (à Malmö, en Suède) et 2025 (à Bâle, en Suisse), et plus de 70 anciens participants à l’Eurovision ont signé une lettre ouverte appelant à l’exclusion d’Israël.
La chanson israélienne de 2024 a également été critiquée pour son contenu perçu comme un commentaire voilé sur le conflit.
En juillet, les membres de l’UER ont discuté de la question lors d’une réunion, sans aboutir à une décision. L’organisation a alors mandaté un expert pour recueillir les avis des diffuseurs, en vue d’une discussion à l’assemblée générale de décembre.
Mais la pression s’est intensifiée ces dernières semaines, avec des annonces de boycotts potentiels de la part de diffuseurs nationaux.
Par exemple, l’Irlande a déclaré le 11 septembre dernier qu’elle ne participerait pas si Israël est présent, citant les pertes de vies effroyables à Gaza et les attaques contre les journalistes.
L’Espagne (RTVE), les Pays-Bas (AVROTROS), la Slovénie (RTV SLO), l’Islande (RÚV) et d’autres ont suivi, invoquant des motifs humanitaires liés à la crise à Gaza, qualifiée par certains de génocidaire.
Face à cette diversité sans précédent d’opinions, la présidente de l’UER, Delphine Ernotte-Cunci, a annoncé qu’un vote démocratique était nécessaire, impliquant tous les 68 membres actifs (y compris ceux qui ne participent pas à l’Eurovision, comme l’Égypte, la Tunisie, la Turquie ou le Liban).
Le vote portera spécifiquement sur la participation de KAN à l’Eurovision 2026 (et non sur une exclusion totale de l’UER) et se fera à la majorité simple (plus de 50 % des voix), contrairement aux règles habituelles pour les sanctions qui exigent 75 %.
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