Le syndicat national des personnels de l’enseignement supérieur a déposé une plainte contre Sébastien Lecornu qui est accusé d’avoir fait croire qu’il avait un master 2 de droit.
Le syndicat Snapen (Syndicat national des personnels de l’enseignement supérieur) a déposé une plainte auprès de la commission des requêtes de la Cour de justice de la République contre Sébastien Lecornu, Premier ministre français.
Il est accusé d’avoir sciemment fait croire qu’il était titulaire d’un master 2 de droit public, un diplôme qu’il n’a en réalité pas validé, ce qui constituerait une escroquerie en bande organisée ou une usurpation de titre professionnel.Contexte de l’affaire.
Mediapart a publié le 19 septembre dernier une enquête montrant que Sébastien Lecornu n’avait validé qu’une maîtrise (équivalent master 1) à l’Université Panthéon-Assas (2005-2006), mais pas le M2.
Pourtant, depuis 2016, ce diplôme fictif était mentionné dans de nombreux portraits officiels, sur le site du ministère des Armées, son profil LinkedIn et lors d’une conférence à Sciences Po en 2023.
Interrogé par Le Parisien, il a confirmé avoir arrêté ses études en M2 pour des raisons personnelles, dénonçant une forme de mépris social envers ceux qui n’ont pas poursuivi des études longues.
Il assume toutefois d’avoir présenté cela comme un parcours complet.
La plainte, consultée par l’AFP, reproche à Sébastien Lecornu d’avoir instrumentalisé un faux diplôme pour booster sa carrière politique, ce qui porterait atteinte à la crédibilité des certifications universitaires et à l’égalité républicaine.
A noter que le site officiel du gouvernement parle désormais d’études de droit sans précision, et LinkedIn indique un Master, droit public général, 2005-2008 (période couvrant M1 et M2).
L’avocat Vincent Brengarth rappelle qu’aucun diplôme n’est légalement requis pour devenir ministre, mais critique le manque de transparence et le fait que cela démobilise les jeunes en valorisant des parcours non vérifiés.
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