ALERTE INFO: L’Elysée vient d’annoncer que le premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée.

– Olivier Faure, le numéro un du PS, salue la décision de Sébastien Lecornu en déclarant: “Je me demandais si il restait un gaulliste dans ce pays. Il en restait un, et il vient de démissionner avec dignité et honneur”.

– “Il ne peut y avoir de stabilité retrouvée sans un retour aux urnes et sans la dissolution de l’Assemblée nationale”, c’est ce que vient de déclaré Jordan Bardella, le président du RN.

– “Le compte à rebours est lancé. Macron doit partir”, c’est ce que vient de déclarer Mathilde Panot, la cheffe de file des députés LFI.

– “La solution de stabilité, c’est donner sa chance à la gauche”, c’est ce que vient de déclarer Philippe Brun, député PS.

– Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition écologique, déclare: “Comme beaucoup d’entre vous, je désespère de ce cirque où chacun joue son rôle, mais où personne ne prend ses responsabilités. A ceux qui pensent encore que l’on pourrait gouverner en faisant l’économie de la gauche, je dis : vous vous trompez. On ne peut pas avancer sans envoyer des signaux forts, sans tendre la main à ceux qui, malgré nos différences, partagent une même exigence : celle de servir la France et les Français ».

– Jean-Luc Mélenchon déclare: « Nous demandons l’examen immédiat de la motion déposée par 104 députés pour la destitution d’Emmanuel Macron ».

– Au milieu de cette agitation politique, les Républicains maintiennent leur conseil stratégique à 11h30.

– Marine Le Pen demande à Emmanuel Macron de rappeler les Français aux urnes et dissoudre ainsi l’Assemblée nationale.

– Sébastien Lecornu vient de s’exprimer en déclarant: “On ne peut pas être Premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. Nous étions en train d’avancer sur des solutions concrètes, sur l’assurance chômage, le financement de la Sécurité sociale. En ce lundi matin, les conditions n’étaient plus remplies pour que je puisse exercer mes fonctions, pour trois raisons. Les formations politiques ont fait mine de ne pas voir la rupture profonde que constitait le fait de ne plus se servir de l’article 49.3. Il n’y avait plus de prétexte pour une censure préalable. Les partis politiques continuent d’adopter une posture comme s’ils avaient tous la majorité absolue à l’Assemblée. Chaque parti veut que l’autre parti adopte l’intégralité de son programme, c’est vrai des formations du socle commun, mais de l’opposition aussi. La composition du gouvernement n’a pas été fluide et a réveillé des intérêts partisans avec en arrière fond des ambitions présidentielles. Il suffirait de peu pour que ça fonctionne. En étant plus désintéressés pour beaucoup, en sachant faire preuve d’humilité et d’effacement de certains egos. Désormais il faut qu’on puisse avancer, que celles et ceux qui veulent trouver un chemin pour le pays puissent avancer. Il faut toujours préférer son pays à son parti. Il faut savoir écouter ses militants, mais penser aux Françaises et aux Français”.

– 10h: L’Elysée vient d’annoncer que le premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée. Sébastien Lecornu avait été nommé Premier ministre le 9 septembre dernier. Critiqué par Les Républicains, il était également menacé de censure par le PS et le RN. Il a donc remis sa démission avant de faire sa déclaration de politique générale à l’Assemblée générale et avant de tenir le premier Conseil des ministres de son gouvernement.

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