Le rappeur français Zola a été interpellé hier à son domicile en Seine-et-Marne, dans le cadre d’une enquête sur une agression violente survenue le 6 novembre dernier.

Le rappeur français Zola, de son vrai nom Aurélien N’Zuzi Zola, âgé de 26 ans, a été interpellé hier à son domicile au Pin (Seine-et-Marne), dans le cadre d’une enquête sur une agression violente survenue le 6 novembre dernier.

Trois de ses proches ont également été arrêtés dans d’autres départements d’Île-de-France (Val-d’Oise, Yvelines et Paris), avec l’intervention d’une quarantaine de policiers, dont ceux de la Section de la criminalité organisée et spécialisée (Scos) de Meaux et du Raid.

Tous ont été placés en garde à vue à Meaux pour des faits qualifiés de séquestration arbitraire, violences aggravées avec arme en réunion (suivies d’une incapacité totale de travail supérieure à 8 jours), vol en bande organisée et détention non autorisée d’arme et de munitions.

Selon les éléments de l’enquête rapportés par plusieurs sources, la victime est un jeune admirateur de 19 ans qui s’était présenté au domicile de Zola, accompagné de deux amis, dans l’intention de le photographier – une pratique courante pour les fans de rappeurs.

L’artiste, qui ne souhaitait apparemment pas être dérangé, serait sorti de chez lui avec huit individus cagoulés et armés de pistolets, poursuivant le trio dans la rue.

Les deux amis de la victime ont réussi à s’enfuir, mais le jeune homme a été rattrapé, traîné de force dans la propriété, puis séquestré pendant environ deux heures dans la cour et le sous-sol du domicile.

Durant cette période, il aurait été forcé à se déshabiller, ses vêtements étant ensuite brûlés par les agresseurs, roués de coups de manière répétée et menacé avec une arme de poing (placée dans sa bouche).

Malgré des menaces pour qu’il se taise, la victime a déposé plainte, déclenchant l’ouverture de l’enquête confiée à la Scos de Seine-et-Marne.

Les interpellations ont eu lieu simultanément dans plusieurs lieux pour éviter toute fuite.

Ce n’est pas sa première rencontre avec la justice : il doit comparaître ce jeudi 20 novembre 2025 devant le tribunal d’Évry pour un refus d’obtempérer en août 2024, où il roulait à plus de 200 km/h sur l’A6 sans phares allumés, ignorant les sommations des gendarmes.

Aucune réaction officielle de l’artiste ou de son entourage n’a été rapportée à ce stade. L’enquête se poursuit, et une mise en examen pourrait suivre la levée de la garde à vue.

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