Plus de 3 ans et demi après le début de l’invasion russe en Ukraine, France 5 diffusera ce soir à 21h05 un doc en immersion intitulé “Les fantômes de l’Ukraine”. Dès 22H15, Aurélie Casse présentera un débat en plateau.

Plus de trois ans et demi après le début de l’invasion russe en Ukraine,
le 24 février 2022, France 5 diffusera ce soir à 21h05 un doc en immersion au plus près de la cruelle réalité de ce conflit hors norme en plein cœur de l’Europe.

Ce documentaire s’intitulera “Les fantômes de l’Ukraine”.

Les disparus sont un angle mort de la guerre en Ukraine, une douleur passée sous les radars médiatiques.

Ces civils capturés par la Russie dans les territoires occupés, ces soldats engloutis dans l’enfer des combats, hantent pourtant, à l’arrière du front, toute la société ukrainienne et des femmes, par dizaines de milliers, cherchent un compagnon, un fils, une sœur.

Pendant deux ans, ce documentaire a suivi le combat de trois d’entre
elles. Les maris de Ludmilla et de Ludeshka ont disparu sur le front en
2023, celui de Tetyana, un agriculteur de la région de Kherson, a été
enlevé durant les premiers mois de l’occupation.

Où sont-ils ? Écartelées entre l’espoir de les retrouver et l’angoisse d’un deuil impossible, elles assiègent les administrations, les morgues et les ONG, scrollent Internet à la recherche d’informations et attendent dans l’angoisse chaque nouvel échange de prisonniers, qui pourrait ramener leur homme.

Avec l’explosion de leur nombre — 73 000 au printemps 2025 —, l’Ukraine a fait le choix de ne pas attendre la fin de la guerre pour les localiser, faire revenir ses prisonniers et échanger les morts avec l’ennemi. Mais pour toutes ces femmes, comment continuer à vivre parmi tous ces fantômes ?

À noter qu’à 22h15, Aurélie Casse présentera un débat en
recevant Anne Poiret (La réalisatrice du doc), Agnès Callamard (La
secrétaire générale d’Amnesty International), Tetiana Pryimachuk
(journaliste et réalisatrice ukrainienne) et le général Dominique
Trinquand (ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONU).

Laisser un commentaire