Alain-Fabien Delon, le benjamin de la fratrie Delon, a menacé de demander l’exclusion de sa sœur aînée Anouchka Delon de l’héritage de leur père, l’acteur légendaire Alain Delon, décédé le 18 août 2024 à l’âge de 88 ans.
Ce conflit s’inscrit dans une guerre fratricide qui oppose les trois enfants – Anthony (60 ans), Anouchka (34 ans) et Alain-Fabien – depuis plus d’un an, avec des enjeux financiers estimés à environ 30 millions d’euros.
Alain Delon avait rédigé plusieurs testaments au fil des ans, créant des divergences.
Rappelons que Alain-Fabien accuse sa sœur d’avoir profité de la faiblesse d’Alain Delon après son AVC de 2019, qui l’aurait rendu vulnérable mentalement.
Selon lui, des médecins avaient constaté une altération du discernement, et aucun test cognitif n’avait été réussi depuis 2019.
Il évoque même des soupçons de détournement ou de vol, qualifiant la signature du testament de 2022 de tendancieuse: Le père aurait été sorti d’une clinique suisse pour signer chez un notaire, avant d’y être ramené.
Au mois de septembre, Alain-Fabien avait assigné Anthony, Anouchka et les trois exécuteurs testamentaires devant le tribunal judiciaire de Paris pour annuler le testament de 2022.
Une audience est prévue le 9 mars 2026.
En Suisse, une procédure vient d’être demandée pour suspendre l’exécution du testament.
Les assignations ont été remises à Anouchka, Anthony et les exécuteurs.
C’est ici qu’Alain-Fabien invoque le droit suisse pour demander l’indignité successorale d’Anouchka – une mesure rare qui l’exclurait totalement de la succession si prouvé qu’elle a gardé quelqu’un sous traitement médicamenteux dont il n’avait pas besoin, dans le but de l’affaiblir pour lui faire changer ses dispositions testamentaires.
Ce matin sur RTL, Alain-Fabien s’est montré intransigeant en déclarant: “Je pousse pour l’indignité successorale de ma sœur. Je n’ai pas envie qu’elle touche quoi que ce soit, ni même un centime… Certaines personnes mal intentionnées ont pu profiter de la faiblesse de mon père à des fins pécuniaires et ça m’empêche de dormir la nuit”.
Il cible explicitement Anouchka: “C’est elle qui l’a poussé à prendre ces dispositions en connaissance de cause”.
Il insiste sur ses motivations: “Ce n’est pas une question d’argent, je m’en fiche que les procédures durent 30 ans. C’est la mémoire de mon père que je veux faire respecter”.
Malgré tout, il propose un accord amiable : annuler le testament de 2022 et le don de parts à Anouchka. S’il n’y a pas d’entente, il menace d’aller au pénal.
Ecoutez cette interview ci-dessous.

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