,

Le groupe CMI France (Elle, Marianne, Télé 7 Jours ou encore la chaîne de télévision T18) a annoncé hier son intention de lancer un plan de sauvegarde de l’emploi visant la suppression de jusqu’à 87 postes au sein de ses activités éditoriales.

Le groupe CMI France, filiale du conglomérat tchèque Czech Media Invest (CMI) contrôlé par le milliardaire Daniel Kretinsky, a annoncé hier son intention de lancer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) visant la suppression de jusqu’à 87 postes au sein de ses activités éditoriales.

Ce plan social, communiqué à l’AFP par la direction du groupe, touche principalement les fonctions support et concerne la plupart de ses titres emblématiques, tels que Elle, Marianne, Télé 7 Jours, Version Fémina, Franc-Tireur, Art & Décoration ou encore la chaîne de télévision T18.

En parallèle, jusqu’à 45 postes supplémentaires sont menacés chez CMI Media, la régie publicitaire du groupe, portant le total potentiel à 132 suppressions d’emplois.

Ce PSE fait suite à une consultation avec les représentants du personnel et s’inscrit dans un contexte de difficultés économiques pour le secteur de la presse écrite.

La direction de CMI France justifie ces mesures par une baisse de la diffusion des titres, avec environ 173 millions d’exemplaires vendus annuellement en 2024 (selon les chiffres ACPM OJD), mais une érosion continue.

Il y a aussi une chute des investissements publicitaires, particulièrement sur le numérique, dans un marché en contraction mais également des investissements accrus dans la chaîne T18 (lancée en juillet 2025), qui pèsent sur les finances sans pour autant signifier un désengagement de la presse au profit de l’audiovisuel.

Daniel Kretinsky, interrogé par Le Figaro, a écarté toute idée d’abandonner les médias imprimés au profit de ses autres actifs (comme Loopsider ou Louie Media), mais a reconnu la nécessité de réduire la voilure face à ces défis structurels.

Tous les magazines et supports du groupe pourraient être impactés, bien que les proportions varient.

Le PSE priorise les suppressions dans les services administratifs et supports, évitant autant que possible les rédactions éditoriales.

Le plan prévoit un dialogue avec les syndicats et des mesures de reclassement interne ou externe, sans détails précis pour l’instant.

CMI France, qui emploie environ 1 000 personnes en France, fait face à une crise sectorielle. Le groupe a récemment exprimé sa volonté de se séparer de titres moins rentables comme Ici Paris et France Dimanche.

Ce PSE n’est pas isolé : il s’inscrit dans une vague de restructurations dans les médias français, marqués par la transition numérique et la concurrence des plateformes en ligne.

Laisser un commentaire