Ce soir à 21H10, France 2 rendra hommage à Brigitte Bardot qui est décédée à 91 ans.
La chaîne déprogrammera le film “Gran Turismo” en proposant “Le Mépris” réalisé par Jean-Luc Godard.
Avec à l’écran Brigitte Bardot et Michel Piccoli.
Voici l’histoire: “Après avoir été un modeste auteur dramatique, Paul Javal est devenu un scénariste à succès qui vit heureux avec sa femme Camille. Il écrit le scénario d’un film sur « L’Odyssée » qui doit être réalisé par Fritz Lang et produit par l’américain Jeremy Prokosh. Tandis que le premier veut tourner une oeuvre psychologique, le second souhaite réaliser un film épique. Quant à Paul, davantage préoccupé par les problèmes financiers, il flatte l’un et l’autre, favorisant même le flirt que Jeremy ébauche avec Camille.”
À noter que juste après, la chaîne diffusera le doc “Bardot amoureuse” signé Rachel Kahn et Virginie Linhart.
Dans ce doc, c’est une autre BB qui se profile. Elle y apparaît, enfant, devant la caméra paternelle qui l’a filmée dès ses premiers jours.
On y découvre une petite fille souriante, affublée de lunettes et, plus tard, d’un appareil dentaire.
On la suit en vacances, à la danse, où elle excelle. Aux côtés de sa mère, dont on finit par apprendre qu’elle était tout sauf aimante, avec cette aînée dont elle n’hésitait pas à dire pis que pendre juste pour la blesser. Certains penseront, et sans doute à raison, qu’un tel comportement laisse des traces et peut expliquer sa soif inconditionnelle d’amour.
Se sentir aimer pour exister. À tel point qu’elle n’hésitera pas à attenter à sa vie à quatre reprises, frôlant, à chaque fois, la mort.
“On ne badine pas avec l’amour”, clamait Alfred de Musset. Il en est de même pour BB. L’amour lui dicte ses actes, la fait passer des bras d’un homme à ceux d’un autre, avant même d’avoir quitté le premier. Non pas qu’elle soit volage mais, avec elle, disait Roger Vadim, l’amour dure deux ans. Un peu plus néanmoins avec lui, qui fut non seulement le premier être aimé, mais aussi celui qui, devenu son mari, la porta aux nues en lui offrant le rôle de Juliette dans Et Dieu créa la femme.
Au fil des rôles et de ses histoires avec la plupart de ses partenaires s’intensifie le mythe, et l’attrait journaliste qu’elle procure.
On la vénère autant qu’on la déteste. Brigitte Bardot n’est jamais devenue la fiancée des Français, pas assez sage, trop rétive aux bonnes mœurs, mais elle a offert bien plus : un renouveau cinématographique, des idées à plusieurs cinéastes, comme Louis Malle qui s’est inspiré de sa vie pour écrire et réaliser Vie privée, de nombreuses chansons dont les sublimes “Bonnie & Clyde”, “Je t’aime… moi non plus” et “Initials BB” de Serge Gainsbourg, dont elle fut la muse et, enfin, le symbole de l’émancipation comportementale, amoureuse et vestimentaire.
À 38 ans, quand elle décide de mettre un terme à sa carrière, sa renommée est intacte. Combien d’autres peuvent prétendre avoir réussi ce tour de force ?

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