Thomas Guénolé a annoncé publiquement hier qu’il est membre du Grand Orient de France (GODF).
Il l’a révélé lui-même sur X pour devancer une publication du journal Le Point qui s’apprêtait à divulguer cette information.
Dans son message, il déclare être fier de cette appartenance, motivée par son admiration pour le combat historique de cette obédience contre l’extrême droite.
Le Grand Orient de France (GODF) est la plus ancienne et la plus importante obédience maçonnique d’Europe continentale. Il rassemble aujourd’hui plus de 55 000 membres dans environ 1 400 loges et se distingue par son ancrage humaniste, laïque et progressiste, issu du siècle des Lumières.
Les racines de la franc-maçonnerie spéculative remontent au Moyen Âge, avec des corporations de maçons opératifs imprégnées de solidarité et de spiritualité. La transition vers la maçonnerie moderne s’accélère au XVIIe siècle en Écosse, avec l’acceptation de membres non professionnels.
En 1717, la première Grande Loge est fondée à Londres.En France, la Première Grande Loge émerge en 1728-1738, influencée par les modèles anglais et écossais.
En 1773, après des dissensions internes et la mort du grand maître (le comte de Clermont), une réforme profonde transforme cette Grande Loge en Grand Orient de France.
Sous l’impulsion du duc de Montmorency-Luxembourg (administrateur général) et du duc de Chartres (futur Philippe Égalité, installé grand maître en octobre 1773), l’obédience adopte des principes démocratiques : élection des responsables, représentation nationale des loges (y compris provinciales) et centralisation.
Ces changements, votés lors d’assemblées plénières entre mars et octobre 1773, excluent les hauts grades des affaires internes et affirment une organisation moderne, avec circulaires régulières et positions contre les discriminations.

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