Interpellé mercredi pour un home-jacking violent commis le 27 janvier dernier, Kobili Traoré, reconnu pénalement irresponsable pour le meurtre antisémite de Sarah Halimi en 2017, a été présenté à un juge d’instruction aujourd’hui.

Kobili Traoré, reconnu pénalement irresponsable pour le meurtre antisémite de Sarah Halimi en 2017 (Il l’avait rouée de coups et défenestrée en criant “Allahu Akbar”), a été de nouveau placé en garde à vue mercredi après une interpellation dans un hôpital psychiatrique du Val-de-Marne où il est Kobili (Il bénéficie de plusieurs permissions de sortie).

Il est soupçonné, avec deux autres complices, d’avoir participé à un home-jacking violent commis le 27 janvier dernier dans le 16e arrondissement de Paris.

La victime (un homme d’une quarantaine d’années, présenté dans plusieurs sources comme son pourvoyeur de stupéfiants avec qui il y avait un litige financier) a été aspergée de gaz lacrymogène, rouée de coups, séquestrée, attachée, bâillonnée, puis les agresseurs ont fouillé le logement et dérobé bijoux, montres de luxe et objets de valeur pour un préjudice estimé entre 50 000 et 100 000 euros.

Aujourd’hui, après environ 35 heures de garde à vue, Kobili Traoré et les deux autres suspects ont été présentés à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen pour enlèvement, séquestration et vol avec arme (crimes passibles de 20 ans de réclusion criminelle).

Le parquet de Paris a requis leur placement en détention provisoire.

La famille de Sarah Halimi a exprimé sa stupéfaction, son effarement et son choc, tout en réitérant son espoir qu’un procès pour le meurtre de 2017 puisse un jour avoir lieu (même si l’irresponsabilité pénale avait été confirmée en cassation en 2021, après une bouffée délirante liée à une consommation massive de cannabis).

Cette nouvelle affaire relance indirectement le débat sur la dangerosité de Kobili Traoré et sur la décision initiale de non-lieu pénal dans l’affaire Halimi.

À droite et dans certains médias, on pointe l’indignation face au fait qu’un tel individu ait pu bénéficier de permissions de sortie malgré son passé.

Kobili Traoré, âgé de 36 ans en 2026, a un parcours marqué par des antécédents de trafic de stupéfiants, violences et troubles psychiatriques.

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