BFMTV a publié un communiqué officiel en réaction à un article du quotidien libanais Al-Akhbar.
Amal Khalil, journaliste de 42 ans au quotidien libanais Al-Akhbar (proche du Hezbollah), a été tuée le 22 avril dernier dans une frappe israélienne à Al-Tiri, dans le sud du Liban, pendant une période de trêve.
Sa collègue, la photographe Zeinab Faraj, a été blessée.
Selon les témoignages (Al-Akhbar, défense civile libanaise, RSF), il s’agirait d’une frappe double-tap: une première sur un véhicule proche, puis une seconde sur la maison où les deux journalistes s’étaient réfugiées. Les secours ont été retardés par des tirs israéliens.
Cette mort a provoqué une forte émotion au Liban, avec des accusations de crime de guerre de la part des autorités libanaises (Premier ministre Nawaf Salam, etc.).
Lors de l’émission BFM Grand soir (présentée par Maxime Switek), le général Philippe Sidos (ancien chef de liaison de la FINUL) a déclaré que la journaliste avait été ciblée en raison de la ligne éditoriale très pro-Hezbollah d’Al-Akhbar.
Ces propos ont été très critiqués, notamment par Al-Akhbar lui-même et par une partie de l’opinion, qui y ont vu une justification de la mort d’une journaliste.
Via un communiqué, la chaîne a réagi précisément: Les propos tenus par l’invité sont ceux d’un consultant extérieur lors d’un débat et ne reflètent en aucun cas la position de la chaîne.
BFMTV condamne fermement toute atteinte à la liberté d’informer.
Cibler un journaliste constitue un crime de guerre selon le droit international humanitaire (Conventions de Genève).
La chaîne présente ses condoléances à la famille d’Amal Khalil et à la rédaction d’Al-Akhbar.
La chaîne rappelle qu’elle couvre le conflit en toute impartialité et indépendance depuis le début.
La Société des journalistes (SNJ) de BFMTV s’est également désolidarisée totalement des propos jugés choquants et inacceptables estimant qu’ils fragilisent la sécurité des journalistes sur le terrain.

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