Édouard Balladur est décédé aujourd’hui à l’âge de 97 ans à Paris.

Édouard Balladur est décédé aujourd’hui à l’âge de 97 ans à Paris.

Haut fonctionnaire et homme politique français, Édouard Balladur est une figure importante de la droite gaulliste. Il a notamment été Premier ministre de 1993 à 1995.

Issu d’une famille de négociants d’origine arménienne devenue française, il arrive à Marseille dans les années 1930.

Diplômé de Sciences Po Paris et de l’ENA (promotion France-Afrique), il entre au Conseil d’État. Il devient un proche collaborateur de Georges Pompidou dès 1964 : conseiller technique, puis secrétaire général adjoint et enfin secrétaire général de l’Élysée (1973-1974) pendant la maladie du président.

Après la mort de Pompidou, il exerce des responsabilités dans le secteur privé avant de revenir en politique aux côtés de Jacques Chirac.

Élu député de Paris en 1986, il est ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de la Privatisation dans le gouvernement de cohabitation Chirac (1986-1988).

Il y lance un vaste programme de privatisations. En mars 1993, après la large victoire de la droite aux législatives, François Mitterrand le nomme Premier ministre. Il dirige le deuxième gouvernement de cohabitation jusqu’en mai 1995.

Candidat à l’élection présidentielle de 1995, longtemps favori des sondages, il arrive troisième au premier tour (environ 18,6 % des voix) derrière Lionel Jospin et Jacques Chirac, auquel il se rallie.

Il reste député jusqu’en 2007 et préside notamment la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

En 2007, Nicolas Sarkozy lui confie la présidence d’un comité de réflexion sur la modernisation des institutions.

Mis en cause dans l’affaire Karachi (soupçons de financement occulte de sa campagne de 1995), il est relaxé par la Cour de justice de la République en 2021.

Marié depuis 1957 à Marie-Josèphe Delacour (décédée fin 2025), il a quatre fils.

Âgé de 97 ans, il s’était retiré de la vie politique depuis une quinzaine d’années. Il a publié plusieurs ouvrages, dont “Je crois en l’homme plus qu’en l’État“.

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