Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté il y a quelques minutes la demande de réintégration de Philippe Brun au Parti socialiste et à la primaire de la gauche.
Le député de l’Eure (34 ans) avait été suspendu à titre conservatoire mercredi dernier, quelques heures après avoir annoncé avoir réuni les parrainages nécessaires.
Le PS a invoqué un signalement d’une ancienne collaboratrice parlementaire portant sur des faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale: Harcèlement, violences physiques et emploi familial. Sa candidature n’a pas été validée.
Les cinq candidats retenus sont Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal. Philippe Brun a nié les accusations en affirmant: “Je n’ai jamais levé la main sur une femme“. Il a parlé de vengeance personnelle liée au licenciement de cette collaboratrice pour faute grave et a contesté l’absence de procédure contradictoire. Il a saisi le juge des référés.
Le tribunal a estimé que la suspension n’était pas constitutive d’un “trouble manifestement illicite“ et qu’aucune violation flagrante des statuts du PS n’était caractérisée. Il a rappelé que l’existence d’un différend interne à un parti, même dans un contexte électoral, ne suffit pas à justifier une intervention d’urgence du juge pour annuler une décision interne.
La décision tombe quelques heures avant le premier débat télévisé de la primaire sur LCI. Philippe Brun peut faire appel. Les accusations restent au stade de signalement interne au parti. Philippe Brun affirme qu’aucune plainte pénale n’a été déposée contre lui.
MISE A JOUR A 12H: Philippe Brun vient de demander la convocation en urgence du bureau national.

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