L’acteur, producteur et réalisateur Bernard Verley est décédé aujourd’hui à 86 ans à Tréguier dans les Côtes-d’Amor.
Après des études aux Beaux-Arts de Lille, il s’est tourné vers le théâtre: il a fréquenté le Cours Dullin dans les années 1950, puis a intègré le TNP de Jean Vilar.
Blond aux yeux bleus, souvent comparé à Gérard Philipe, il a débuté au cinéma en 1960 dans Les Honneurs de la guerre et s’est fait remarquer l’année suivante dans le rôle-titre de Napoléon II : l’Aiglon.
Dans les années 1960-1970, il enchaîne les rôles de séducteur dans des films libertaires et libertins de l’après-68 (La Fille d’en face, La Bonzesse).
Il tourne avec Luis Buñuel (La Voie lactée, où il joue Jésus, puis Le Fantôme de la liberté) et surtout avec Éric Rohmer dans L’Amour l’après-midi (1972), l’un des Contes moraux, où il incarne Frédéric, un homme marié tenté par une jeune femme (Zouzou), face à sa propre épouse Françoise Verley.
Au milieu des années 1970, il interrompt presque complètement sa carrière d’acteur pour se consacrer à la production. Il finance notamment La Terre au ventre de Tony Gatlif (1978) et Nord de Xavier Beauvois (1991), film dans lequel il reprend un rôle (un père alcoolique) et qui marque son retour à l’écran.
À partir des années 1990, il devient un second rôle régulier du cinéma d’auteur français : Jean-Luc Godard (Hélas pour moi), Claude Chabrol (Au cœur du mensonge), Patrice Chéreau (La Reine Margot), Pascal Thomas (La Dilettante, Associés contre le crime…), Pascale Ferran (Lady Chatterley), Jacques Doillon (Rodin, où il joue Victor Hugo) et François Ozon (Grâce à Dieu, dans le rôle du père Bernard Preynat).
Il a travaillé aussi beaucoup au théâtre et à la télévision.

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