Hélène Hazera est décédée hier matin, à Paris, à l’âge de 74 ans.
L’information a été confirmée par l’AFP auprès de son amie Judith Abitbol, qui lui a consacré le documentaire Hélène Trésore Transnationale (sorti au printemps 2026).
Née en 1952 dans le 16e arrondissement de Paris, fille de résistants, elle est devenue dans les années 1970 une figure des Gazolines, groupe issu du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR).
Recrutée en 1978 par Michel Cressole, elle entre à Libération, où elle reste jusqu’en 1999 : d’abord chroniqueuse télévision, puis spécialiste de la chanson francophone. Elle y signe souvent “HH“ ou “Mlle HH“.
Les médias la présentent comme la première journaliste ouvertement trans d’une grande rédaction française.
Séropositive, elle a rejoint Act Up-Paris et y met en place la commission trans, restant proche des personnes les plus précaires, notamment les travailleuses du sexe.
Passionnée de chanson, elle produit ensuite sur France Culture “Chansons dans la nuit“ puis “Chanson Boum“ (de 2002 à 2017, le vendredi en fin de soirée).
Elle a aussi joué au cinéma, notamment dans “Sauve qui peut (la vie)“ de Jean-Luc Godard (1980), aux côtés d’Isabelle Huppert.
Judith Abitbol a commenté sa disparition en ces termes: “C’est la dernière situationniste de France qui s’en va“.
Giovanna Rincon, d’Acceptess-T, a parlé d’une “perte extrêmement importante pour la communauté transgenre“.
La cause du décès n’a pas été précisée.

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