Retrouvez notre journal des infos en plus du mercredi 4 novembre 2026.

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– Cette nuit, 2 personnes ont été gravement blessées et une troisième très choquée après avoir été mordues par un chien, à Bouguenais. Les victimes présentaient des morsures graves. Ils auraient été touchés à un bras et à la gorge. Une femme de 24 ans n’a pas été hospitalisée. En arrivant, les 13 sapeurs-pompiers mobilisés aux côtés de la gendarmerie et d’un élu de permanence ont fait face à un animal, particulièrement agressif et menaçant, retardant ainsi les opérations de sécurisation et la prise en charge des victimes. L’intervention conjointe de l’équipe animalière et du vétérinaire a permis la capture et la maîtrise du chien au moyen du fusil hypodermique qui permet d’endormir à distance un animal. Contactée, la mairie de Bouguenais indique que le propriétaire du chien, qui serait un Exotic Bully (variante extrême issue de l’American Bully), fait partie des victimes. L’animal de compagnie se serait retourné contre son maître et deux autres promeneurs. La Ville a pris ses dispositions, le chien a été transféré à Carquefou. La préfecture devra ensuite décider si le chien sera euthanasié ou confié.

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– Un homme de 24 ans, suspecté d’avoir tué sa sœur et grièvement blessé sa mère le 25 octobre dernier à Dijon, a été arrêté à Amsterdam. Le processus de remise aux autorités françaises a été engagé. La date du transfèrement du suspect n’est pas encore connue. Le jeune homme, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen, avait fui le domicile familial avant l’arrivée de la police vers 3 heures du matin le 25 octobre, où sa sœur de 21 ans avait été retrouvée morte et sa mère grièvement blessée. Cette dernière, âgée de 60 ans, souffrait de graves blessures, notamment à la tête et aux membres supérieurs et son pronostic vital était engagé lors de son hospitalisation, avait précisé le parquet peu après les faits. Son état de santé s’est depuis amélioré. Le meurtre a eu lieu dans un contexte de violences intrafamiliales. Les deux victimes auraient été frappées à l’aide d’un objet métallique, une barre de traction présentant des traces de sang ayant été découverte dans l’appartement. La mère avait déjà porté plainte contre son fils après des violences et des menaces au sein du domicile familial où la police avait dû intervenir à plusieurs reprises.

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– Hier matin entre 9h et 10h, lors d’une tentative de blocage du lycée des Iris à Lormont en Gironde près de Bordeaux, le proviseur Thierry Malewicz a été agressé par un élève. Il a été violenté et poussé au sol. Il a déclaré avoir mal à la tête et au dos, et a porté plainte dans l’après-midi.⁠ Des lycéens de l’établissement et des jeunes extérieurs tentaient de bloquer l’entrée en cadenassant le portail et en y allumant un feu (poubelles et mobilier). Une partie des élèves qui voulaient suivre les cours sont entrés par une autre entrée. L’agression s’est produite dans ce cadre tendu. La préfète de la Gironde, Sophie Brocas, et le recteur de l’académie de Bordeaux, Jean-Marc Huart, ont condamné une agression physique inacceptable. Le père d’un élève de 17 ans a contesté la version de l’agression volontaire. Selon lui, il y aurait eu un contact physique, puis le jeune aurait trébuché et entraîné le proviseur dans sa chute (les deux étant tombés). Il affirme que son fils n’avait pas l’intention de l’agresser et le présente comme ni casseur ni violent. Le proviseur, de son côté, a décrit une agression violente et délibérée. Le rectorat a renouvelé son soutien au chef d’établissement.⁠

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– Dans la nuit du 1er au 2 novembre , un prestataire d’équipements frigorifiques de l’Établissement français du sang a subi un incident de cybersécurité. Les systèmes de supervision et de pilotage de chambres froides sur trois sites de l’EFS ont été déréglés: Les seuils de température et de dégivrage ont été portés à de très hautes valeurs (de -30 °C environ à une consigne de 110 °C, selon les révélations).⁠ Ces chambres contenaient des échantillons de donneurs (veille sanitaire), des poches de plasma destinées à la transfusion des patients et du plasma destiné au fractionnement (pour la fabrication de médicaments par le LFB).⁠ L’EFS n’a pas été directement attaqué: c’est le prestataire qui a été compromis, avec un impact sur les installations qu’il supervise. Aucun impact sanitaire et aucune perte de produits sanguins n’ont été déclarés. Les systèmes de surveillance et d’alarme de l’EFS, plus l’intervention d’un technicien de permanence, ont permis de détecter rapidement l’anomalie. Les équipements concernés ont été maîtrisés ou neutralisés, et les produits ont été transférés de façon préventive vers d’autres installations. La continuité des activités de prélèvement et de distribution est assurée.⁠ L’ANSSI et le ministère de la Santé sont informés et travaillent avec l’EFS. Les accès à distance des équipements touchés ont été neutralisés.

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– 3 ans après l’attentat d’Arras, Mohammed Mogouchkov (qui a tué le professeur Dominique Bernard à Arras) est renvoyé devant la cour d’assises spéciale, tandis que son frère et son cousin bénéficient d’un non-lieu.⁠ Le 13 octobre 2023, à la sortie de la cité scolaire Gambetta-Carnot d’Arras (Pas-de-Calais), Mohammed Mogouchkov — un jeune homme d’origine ingouche (Russie), alors dans la vingtaine et fiché pour radicalisation islamiste — avait attaqué à coups de couteau son ancien professeur de français, Dominique Bernard (57 ans). L’attaque avait fait un mort et trois blessés (un autre enseignant et deux agents qui sont intervenus). Dans une vidéo d’allégeance, il a revendiqué son geste au nom de l’État islamique et a déclaré avoir ciblé un enseignant pour frapper la démocratie, le mode de vie occidental et l’école, dans la continuité d’actes terroristes antérieurs en France.⁠ Ce matin, 3 juges d’instruction ont ordonné le renvoi de Mohammed Mogouchkov devant la cour d’assises spéciale pour assassinat terroriste, tentative d’assassinat terroriste et association de malfaiteurs terroriste. Ils estiment que l’attaque résulte d’un dessein préalable et d’une minutieuse préparation. En revanche, un non-lieu a été prononcé pour son jeune frère Souleiman Mogouchkov (mineur au moment des faits, 16 ans) et pour son cousin (également mineur). Les juges ont jugé les charges insuffisantes: le frère aurait pu observer la radicalisation violente mais n’a pas été informé de la nature du projet criminel et n’y a pas participé ; le cousin savait que Mohammed Mogouchkov était radicalisé et avait été sollicité pour réparer un couteau, mais cela n’a pas suffi à justifier un renvoi. Le Parquet national antiterroriste (PNAT), qui avait requis en juin 2026 le renvoi des trois (avec des qualifications différentes pour le frère et le cousin), a annoncé faire appel de ces non-lieux.⁠ Les avocats de Souleiman Mogouchkov ont fait part d’un immense soulagement, soulignant qu’il n’était qu’un petit frère, pas un complice et qu’il avait passé deux ans et demi en détention provisoire.⁠

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– Le groupe Crédit Mutuel Arkéa (basé en Bretagne) a reconnu avoir été victime d’une attaque informatique ayant permis la réalisation d’opérations frauduleuses. L’incident est aujourd’hui maîtrisé. Les estimations évoquent au moins 118 millions d’euros (environ 133 millions de dollars), voire davantage (jusqu’à 150 millions d’euros selon certaines sources). La banque n’a pas confirmé le chiffre exact.⁠
Les clients ne sont pas impactés financièrement : Arkéa affirme que l’incident n’a aucune conséquence financière pour eux et que leurs intérêts sont pleinement protégés. Les pirates auraient ciblé les fonds propres / la trésorerie de la banque, pas les comptes des particuliers. Par précaution, certaines transactions (virements, etc.) ont été temporairement suspendues. La banque indique qu’elles reprendront rapidement une fois les dernières vérifications de sécurité terminées. Les fraudeurs auraient pu émettre des virements depuis Fortuneo en fixant eux-mêmes le nom du bénéficiaire (ce qui permettait d’envoyer de l’argent à n’importe qui sous le nom souhaité). Ces fonds en euros ont été dirigés vers des comptes ouverts sur des plateformes crypto (Kraken, Crypto.com, OKX, etc.) avec des identités falsifiées capables de passer le KYC, le nom du bénéficiaire correspondant exactement au titulaire du compte crypto. L’argent a ensuite été converti en stablecoins, puis en ETH (environ 27 553 ETH pour ~63 millions de dollars via UniswapX dans la nuit de dimanche à lundi), et une partie en Monero (XMR, monnaie privacy) pour rendre le blanchiment quasi intraçable. Des services d’échange instantané et des bridges ont été utilisés.
ZachXBT a d’abord signalé plus de 106 millions de dollars de retraits suspects d’une entité européenne, puis a identifié Arkéa et relevé l’estimation. Il écarte avec un haut degré de confiance la piste du groupe nord-coréen Lazarus. Certaines sources évoquent plutôt une faille humaine interne plutôt qu’une pure intrusion technique prolongée.

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– Les salariés du Mucem de Marseille ont voté la suspension de leur grève jusqu’au retour éventuel de Pierre-Olivier Costa. Le mouvement reprendra dès que Pierre-Olivier Costa remettra un pied sur le site. Le préavis de grève reste en vigueur, et les syndicats espèrent qu’il ne reviendra pas. Pierre-Olivier Costa (ancien directeur de cabinet de Brigitte Macron, nommé à la présidence du Mucem en novembre 2022) avait été suspendu fin juin à sa demande et à titre conservatoire pour quatre mois maximum. Objectif annoncé du ministère de la Culture : rétablir un climat de confiance et renouer le dialogue social, dans un contexte de fortes tensions internes.⁠ Il était (et est toujours) visé par une enquête pénale pour harcèlement moral et sexuel (ouverte en mars après un signalement article 40 du ministère de la Culture, suite à un témoignage d’un cadre du musée) et par une enquête de l’IGAC sur des faits de mal-être au Mucem. Selon les syndicats, le rapport recommanderait sa révocation. Pierre-Olivier Costa Costa réfute les accusations et affirme n’avoir pas encore été entendu dans le dossier pénal. Il dit vouloir renouer le dialogue et tirer les enseignements de la période.

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– Une enquête a été confiée à l’IGPN, après des violences commises en marge d’une manifestation samedi à Marseille au cours desquelles un homme de 39 ans a été blessé. Selon son témoignage rapporté par le quotidien La Provence, l’homme, un podologue de 39 ans, a été pris dans une charge de CRS samedi soir dans le centre de Marseille, alors qu’il rentrait chez lui après avoir dîné avec des amis, plusieurs heures après la fin de la manifestation contre la vie chère à laquelle il avait participé. Roué de coups par plusieurs CRS, il dit avoir perdu six dents, avoir le nez brisé et plusieurs plaies qui ont dû être suturées à la lèvre et à l’arrière du crâne. Il a porté plainte pour violences volontaires avec armes en réunion.Une enquête a été ouverte pour violences commises avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique et confiée à l’IGPN.

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– L’homme de 51 ans, qui avait tiré sur un pompier dimanche lors d’une intervention près de Marseille le blessant grièvement, a été mis en examen hier soir et placé sous mandat de dépôt. La victime, adjudant-chef professionnel au service départemental d’incendie et de secours, avait été grièvement blessée au thorax, touchée par des tirs de chevrotine alors que des pompiers intervenaient pour éteindre un feu de poids lourd et de véhicules légers en périphérie de la zone commerciale de Plan-de-Campagne aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille. L’auteur des coups de feu est un homme en rupture sociale et familiale, sans emploi, qui vivait sur une friche agricole accueillant des habitats de fortune, des caravanes et plusieurs épaves de véhicules. Lors de sa garde à vue, il a livré des explications confuses, racontant qu’il avait décidé d’incendier tous ses biens et avait tiré à travers les arbres pour qu’on lui tire dessus. Retranché derrière une butte, l’auteur des coups de feu avait fini par se rendre aux autorités après l’intervention successive d’un fonctionnaire de police, puis du Raid. Lors de son interpellation, l’homme détenait dans ses poches 53 munitions et les investigations ont permis de retrouver sur le sol 11 étuis de cartouches calibre douze percutées.

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– Le 27 octobre dernier, lors d’un contrôle au péage de Saint-Germain-les-Vergnes (autoroute A89), les forces de l’ordre ont découvert plus de 22 tonnes de protoxyde d’azote (plus de 4 000 bouteilles) dans la cargaison d’un camion. Le parquet de Tulle n’a précisé ni la provenance ni la destination du chargement.⁠ Le chauffeur, âgé de 28 ans, a été placé en garde à vue puis remis en liberté. Les investigations se poursuivent.⁠ Cette saisie intervient quelques semaines après un record d’environ 30 tonnes suivi d’une perquisition dans le Gers.⁠ En application de la loi Ripost, la vente de protoxyde d’azote aux particuliers sera interdite à partir du 1er février 2027. Son inhalation hors cadre médical sera alors passible d’un an d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende (peines aggravées en cas de conduite sous influence). Des mesures intermédiaires renforcent déjà les sanctions sur la détention et le transport de quantités excessives.⁠ Le protoxyde d’azote est légitimement utilisé en cuisine (cartouches pour chantilly) et en médecine, mais son détournement pour des effets psychoactifs brefs entraîne des risques graves pour la santé (troubles neurologiques liés notamment à une carence en vitamine B12, accidents, etc.).

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– Une usine de joaillerie a été victime d’un vol à main armée hier à Besançon, les malfaiteurs s’emparant de plusieurs dizaines de kilos d’or. Le braquage est survenu vers 07h00 du matin lorsque cinq malfaiteurs, cagoulés, armés et munis de gilets pare-balles ont fait irruption dans l’usine, dérobant 20 à 50 kilos d’or, selon la même source. Ils ont tiré plusieurs coups de feu. Malgré l’usage d’armes à feu, aucune victime n’est à déplorer. Les pompiers ont cependant indiqué à l’AFP avoir pris en charge un employé, frappé au visage. Le parquet national anticriminalité organisée a été saisi de l’affaire. Les voleurs se sont enfuis en jetant des clous sur la route, provoquant la crevaison des pneus d’une moto et d’un véhicule de police. Leur véhicule, qui était muni d’un gyrophare, a été retrouvé incendié. Le parquet national anticriminalité organisée a été saisi de l’affaire. Le secteur de l’orfèvrerie est régulièrement visé par des malfaiteurs à Besançon, où sont implantées plusieurs sociétés travaillant les métaux précieux.

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