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Sarah Knafo a annoncé avoir saisi l’Arcom pour demander une mise en demeure de Radio France, après une interview très tendue le 28 octobre dernier sur la matinale de franceinfo.⁠

Sarah Knafo a annoncé il y a quelques jours avoir saisi l’Arcom pour demander une mise en demeure de Radio France, après une interview très tendue le 28 octobre dernier sur la matinale de franceinfo.⁠

L’eurodéputée de Reconquête (et figure proche d’Éric Zemmour) était invitée dans “Le 8.30 franceinfo“ face aux journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison, notamment pour parler de son livre “Le casse du siècle“ (plaidoyer pour la privatisation de l’audiovisuel public).

L’échange a rapidement dégénéré autour de l’attentat raciste de Trappes/La Verrière du 23 octobre 2026 (un mort, plusieurs blessés ; l’auteur, Kévin T., a reconnu un mobile raciste ciblant des personnes d’origine africaine, nord-africaine ou musulmane).⁠

Dans un post sur X et une lettre détaillée publiée sur son site, elle dénonce:

– 73 interruptions en 24 minutes et 19 secondes (environ une toutes les 20 secondes) rendant impossible toute réponse suivie selon elle. Un “simulacre de procès“ avec un bandeau dès la première minute (“Climat raciste: Knafo répond aux accusations“).

– Un cadrage hostile dès l’ouverture, liant Zemmour (qualifié de “multicondamné pour incitation à la haine raciale“) à la question sur la condamnation de l’attentat de Trappes, et des mises en cause répétées sur la responsabilité idéologique.

– Une méconnaissance des obligations du service public : honnêteté de l’information, impartialité et égalité de traitement (articles de la loi de 1986 et cahier des charges de Radio France).

Elle a condamné l’attentat et l’a qualifié de raciste, tout en contre-attaquant sur le racisme anti-Blancs, les interruptions et le traitement des journalistes qu’elle présente comme des “militants d’extrême gauche“ payés par les impôts. Elle a aussi publié une transcription horodatée et des pièces à l’appui.⁠

La direction de franceinfo a défendu ses journalistes estimant qu’ils avaient exercé leur métier (poser des questions, relancer et confronter). Elle a déploré une stratégie visiblement délibérée de délégitimation du travail journalistique, en particulier du service public, et a condamné les attaques/menaces sur les réseaux sociaux.

La Société des journalistes (SDJ) de Radio France a également apporté son soutien, reprochant à Sarah Knafo de ne pas être venue pour répondre aux questions mais pour dénigrer le service public.

À ce stade, aucune décision de l’Arcom n’a été rendue publique. Le régulateur instruit généralement de telles saisines sur pièces, y compris en visionnant l’enregistrement intégral.

Sarah Knafo a réaffirmé qu’elle est “plus que jamais pour la privatisation“ de l’audiovisuel public, tout en exigeant le respect de la loi tant qu’il est financé par les contribuables.

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