Retrouvez le journal des infos en plus du Mercredi 27 Novembre 2024.
– Un SDF d’origine algérienne, âgé de 36 ans, et sans-papiers, a été mis en examen dimanche, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour viol aggravé. Il est suspecté d’avoir agressé sexuellement vendredi dernier un jeune homme de 25 ans, atteint d’un lourd handicap mental, dans les toilettes du centre commercial Atlantis, à Saint-Herblain, près de Nantes. Ce jeune homme handicapé, qui s’est rendu au centre-commercial avec sa mère, est allé aux toilettes. Mais après plusieurs longues minutes, sa mère s’est inquiétée, et est allée à sa recherche. Elle a alors surpris un homme en train de violer son fils, dévêtu, dans une cabine des toilettes. Les agents de sécurité du centre commercial sont alors rapidement intervenus, et ont interpellé l’individu, avant de le transmettre aux policiers à leur arrivée. Cet SDF a reconnu la matérialité des faits mais a indiqué que la victime avait été avenante avec lui.
– Des peines de 4 à 20 ans de prison ont été demandées par l’accusation contre les 51 accusés au procès des viols de Mazan, lors d’un réquisitoire entamé lundi matin et conclu ce matin devant la cour criminelle de Vaucluse à Avignon. La peine minimale a été demandée contre Joseph C., 69 ans, seulement poursuivi pour atteinte sexuelle sur Gisèle Pelicot, la peine maximale contre Dominique Pelicot, décrit comme le chef d’orchestre de la décennie de viols sur son épouse, qu’il droguait aux anxiolytiques pour la livrer à des inconnus recrutés sur internet. Toutes les autres peines requises s’étalent entre 10 et 18 ans de réclusion criminelle. Outre Joseph C. et Dominique Pelicot, le ministère public a requis 10 ans de prison contre onze accusés, 11 ans pour deux, 12 ans pour treize, 13 ans pour six, 14 ans pour six, 15 ans pour trois, 16 ans pour quatre, 17 ans pour trois et 18 ans pour le dernier, un des quatre hommes à être venu six fois au domicile conjugal des Pelicot pour violer Gisèle Pelicot. Ces réquisitions de Jean-François Mayet et Laure Chabaud sont sensiblement plus sévères que la moyenne générale des condamnations pour viols en France, qui était de 11,1 ans en 2022. Contre les 50 coaccusés poursuivis pour viols aggravés ou tentatives de viol dont les cas ont été abordés depuis lundi matin, le parquet a ainsi réclamé des peines de 12 à 18 ans de réclusion criminelle pour 36 d’entre-eux.
– Le tribunal administratif de Strasbourg a jugé illégale l’interdiction, décidée par le président de l’université de la ville, d’une conférence prévue demain dans l’établissement en présence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Les juges ont considéré que le refus du président de l’université d’autoriser la tenue de cette conférence portait atteinte à la liberté d’expression. La conférence est intitulée “Union européenne et relations internationales, en présence de l’eurodéputée Rima Hassan”. L’université de Strasbourg l’avait interdite le 20 novembre, en évoquant un risque de trouble à l’ordre public en cas de venue de la juriste franco-palestinienne, élue en juin au Parlement européen sur la liste de La France insoumise.
– Un ancien gendarme mis en cause dans la mort de Loïc Louise, étudiant décédé après un tir de taser fin 2013 à la Ferté-Saint-Aubin (Loiret), a été condamné à deux ans de prison avec sursis. Cet ancien gendarme était jugé pour homicide involontaire pour avoir fait usage de son pistolet électrique dans la nuit du 2 au 3 novembre 2013 pour séparer deux cousins qui se battaient dans la rue après avoir passé la soirée chez des amis. Le tribunal a reconnu le lien de causalité entre l’utilisation du taser et le décès de la victime. A l’audience du 1er octobre, il avait requis un an d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de l’ancien gendarme, aujourd’hui âgé de 36 ans, mais le tribunal est allé au-delà. L’autopsie de la victime, âgée de 21 ans, avait révélé un phénomène d’alcoolisation massive et la présence de cannabis dans le corps de la victime.
– L’autorité japonaise de régulation de la concurrence a perquisitionné hier les bureaux d’Amazon dans le pays, soupçonnant le géant américain du commerce électronique d’abuser de sa position dominante pour forcer les vendeurs à abaisser leurs prix. La Commission japonaise des pratiques commerciales équitables, chargée d’appliquer la réglementation anti-monopole dans l’archipel, a procédé à une inspection des locaux de la filiale locale d’Amazon. Il s’agit de sa troisième enquête visant l’entreprise pour des pratiques potentiellement anticoncurrentielles. Cette fois, l’autorité se concentre sur la fonctionnalité Buy Box (Boîte d’achat), un emplacement très convoité sur le site Amazon.co.jp qui permet aux produits d’être mis en évidence. De quoi susciter une concurrence intense pour de nombreux vendeurs qui proposent le même article sur la plateforme, et pour qui être visible sur cet emplacement est une question de vie ou de mort. Amazon est ainsi accusé de pousser les vendeurs à baisser leurs prix… au risque, s’ils refusent, de devoir renoncer à apparaître dans la Buy Box tant convoitée. Le groupe américain est également accusé d’obliger les vendeurs à recourir à ses services logistiques internes pour l’emballage, le traitement des commandes et l’expédition.
– L’Elysée a démenti hier des informations du quotidien Le Parisien selon lesquelles Emmanuel Macron aurait prédit en début de semaine que le gouvernement de Michel Barnier allait tomber à la suite d’une motion de censure soutenue par le RN. L’Elysée écrit: “Le Président de la République n’est pas un commentateur de l’actualité. Le gouvernement est au travail et le pays a besoin de stabilité”. De son coté, Le Parisien-Aujourd’hui en France maintient ses informations. Elles ont été recoupées et confirmées par plusieurs sources.
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