Retrouvez le journal des infos en plus du Mercredi 11 Décembre 2024.
– En France, le vaccin du laboratoire britannique GSK contre le zona va être pris en charge en France pour les personnes âgées et les adultes dont le système immunitaire est défaillant. Jusqu’ici, le vaccin Shingrix, recommandé depuis mars 2024 était disponible en pharmacies mais sans être remboursé. Il était remboursé depuis le mois de mai à 100% uniquement à l’hôpital dans le cadre d’un dispositif dit d’accès direct, une procédure de prise en charge anticipée pour certains médicaments. La prise en charge par l’assurance maladie est prévue pour la prévention du zona et des névralgies post-zostériennes chez les adultes de 65 ans et plus, et les adultes de 18 ans et plus ayant un risque accru de zona.
– Un major d’une compagnie de CRS sera jugé à Paris pour blessures involontaires sur un manifestant gilet jaune qui a eu la main arrachée dans l’explosion d’un tir de grenade en novembre 2018 dans la capitale française. Le juge d’instruction a ordonné le 4 décembre un procès devant le tribunal correctionnel, alors que le parquet de Paris avait requis un non-lieu. Le magistrat instructeur a estimé que le policier n’était certes pas animé par une volonté de blesser Gabriel Pontonnier, mais qu’il n’avait pas pris les précautions nécessaires avant de tirer. Le major, aujourd’hui âgé de 53 ans, sera aussi jugé pour blessures involontaires sur le frère et le cousin de Gabriel Pontonnier, présents à ses côtés lors de l’acte 2 du mouvement des gilets jaunes. Selon le juge d’instruction, le policier a lancé sa grenade en direction d’un groupe d’individus malgré d’importantes quantités de fumées» et malgré l’obscurité qui l’empêchaient de voir correctement. Le juge relève aussi que le tir n’a pas été effectué en binôme, avec un superviseur. Contacté par l’AFP, l’avocat du policier Martin Dier n’a pas souhaité s’exprimer.
– Une fermeture administrative de six mois a été prononcée à l’encontre du restaurant “Le Caveau 30” à Cannes à la suite d’un grave accident lié à une lampe chauffante le 27 novembre dernier et alors que deux personnes qui avaient été gravement brûlées sont encore dans le coma. Lors de cette soirée, un employé de l’établissement avait voulu recharger en éthanol ce lampadaire à flamme, avant que celui-ci ne s’embrase et blesse un groupe de cinq clients italiens installés sur une table juste à proximité. A noter que les chauffages sur les terrasses de restaurant sont interdits depuis une loi de mars 2022 mais la municipalité cannoise avait rappelé que ces lampes au bioéthanol ne font pas partie de la liste des interdictions prévues.
– Le tribunal administratif de Paris a écarté la responsabilité des services de l’Etat dans les attentats du 13 novembre 2015, estimant que le fait de ne pas avoir pu les empêcher ne constituait pas une faute lourde susceptible d’engager sa responsabilité. Les parents et les deux soeurs de l’une des victimes de ces attentats avaient demandé au tribunal administratif de condamner l’Etat à réparer certains des préjudices qu’ils ont subis à la suite de ces attaques, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés dans la salle de concert du Bataclan et aux terrasses de bars et de restaurants de la capitale, ainsi qu’à Saint-Denis, près du Stade de France. Le tribunal a expliqué: “Seule une faute lourde est susceptible d’engager la responsabilité de l’Etat s’agissant de l’activité des services de renseignement dans la prévention des actes de terrorisme qui se caractérise par ses difficultés et le contexte particulier qui a précédé les attentats. Ni l’ampleur du drame survenu à Paris le 13 novembre 2015, ni la circonstance que des terroristes aient pu franchir les frontières, munis parfois de faux papiers, sans être repérés et identifiés ne sont de nature à révéler une faute lourde de l’Etat. Une telle faute n’est pas davantage constituée au regard des choix, effectués par l’administration, en matière d’affectation de moyens aux services chargés de la prévention du terrorisme et de la surveillance des frontières”.
– Un homme de 39 ans a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire lundi après le meurtre à l’arme blanche d’un serrurier dans la nuit de vendredi à samedi. Lui-même blessé à la tête, il s’est vu prescrire 21 jours d’incapacité totale de travail (ITT), a précisé le parquet. D’après le récit d’une source policière, le différend a éclaté vers 02 h 00 dans la nuit de vendredi à samedi rue du Caire, dans le centre de la capitale, entre un résident et un serrurier. En cause, selon les premiers éléments de l’enquête, un désaccord sur une possible surfacturation, le locataire du logement refusant de payer la prestation. Les deux hommes en sont venus aux mains, le serrurier portant un coup de marteau à la tête du locataire qui lui a alors asséné un coup de couteau à la gorge. Malgré l’arrivée des secours, le serrurier, âgé de 30 ans, est décédé de ses blessures.
– Deux collégiens sont poursuivis pour menaces de mort adressées la semaine dernière en ligne à des professeurs d’un collège lyonnais. Âgés de 13 et 14 ans, ils ont été interpellés vendredi et présentés à un juge des enfants dimanche. Il leur est reproché d’avoir adressé mercredi soir des menaces à 14 professeurs du collège Raoul-Dufy via la plate-forme scolaire Pronote. L’un des deux est scolarisé dans cet établissement, l’autre dans un collège de la métropole lyonnaise. Leur message, menaçant et injurieux, faisait référence à l’organisation jihadiste al-Qaïda. Les deux élèves ont reconnu en être les auteurs durant leurs auditions.
– Un homme lié au trafic de stupéfiants a été blessé par balle lundi soir au niveau d’un point de deal du quartier du Tonkin à Villeurbanne, en banlieue lyonnaise. La victime, née en 1992, était apparemment en activité sur un point de deal connu et répertorié des services de police L’homme, un sans domicile fixe d’origine italienne déjà connu des services de police pour usage de stupéfiants et violences, a été blessé par plusieurs tirs lundi soir vers 21h30. Il a ensuite pris la fuite et s’est précipité blessé dans un bus, avant d’être pris en charge par les pompiers avec plusieurs impacts de balle au niveau du dos et du thorax, et hospitalisé. La police judiciaire a été saisie. La piste du règlement de compte lié au trafic de drogue est privilégiée à ce stade. Bénéficiant d’une grande mixité sociale et bien desservi par les transports en commun, le quartier, limitrophe de Lyon, génère la majorité du trafic de stupéfiants de Villeurbanne, ville de 160.000 habitants avec 23 points de deal au total. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, un homme d’une trentaine d’années est mort après avoir été blessé par balle à la tête dans ce même quartier. Fin novembre, le Tonkin a obtenu l’arrivée d’une nouvelle brigade policière de terrain, longtemps demandée par les riverains.
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