– La France a annoncé hier le décès de deux ressortissants français de passage en Birmanie lors du séisme qui a frappé le pays et la Thaïlande voisine le 28 mars. Le bilan du tremblement de terre s’est alourdi à au moins 2 056 morts et à plus de 3 900 blessés. Un communiqué d’un porte-parole des militaires au pouvoir indique que 270 personnes sont toujours portées disparues après le tremblement de terre de magnitude 7,7 qui s’est produit vendredi.
– Au moins deux policiers de l’antenne de l’office antistupéfiants de Marseille ont été placés en garde à vue hier dans les locaux de la police des polices. Une enquête est menée par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée et ouverte pour corruption, complicité d’importation de stupéfiants, vols en bande organisée et faux en écriture publique. Dans le cadre de ce dossier, l’antenne marseillaise de l’Ofast avait été perquisitionnée en avril 2024 par l’IGPN. L’enquête, ouverte notamment pour soupçons de corruption, vise un groupe d’enquêteurs à la suite de choses qui ont paru étranges sur une affaire. Au centre des investigations: la disparition en 2023 d’une cargaison de 350 kg de cocaïne. Cette cargaison faisait l’objet d’une livraison surveillée, technique d’enquête dont le but est de laisser entrer de la drogue sur le territoire, puis de la suivre, afin d’identifier toutes les personnes impliquées dans le trafic et de démanteler l’ensemble du réseau. Mais dans ce dossier, les 350 kg de cocaïne ont disparu et aucun trafiquant n’a été identifié ni arrêté. Les policiers de l’IGPN cherchent à savoir si ce raté est dû à des négligences des policiers ou s’il s’agit d’un montage frauduleux effectué à des fins de corruption.
– Marco Mouly, figure de l’escroquerie à la taxe carbone a été interpellé dimanche à Rome à sa descente d’avion en vertu d’un mandat d’arrêt. Rappelons qu’il avait été condamné en son absence le 12 novembre dernier à Paris à trois ans de prison pour avoir organisé son insolvabilité afin de ne pas rembourser ses dettes judiciaires. Un mandat d’arrêt avait été délivré alors à son encontre par le tribunal. Son avocat, Me Philippe Ohayon, a dit espérer qu’il aura droit à un procès équitable. Surnommé le roi de l’arnaque, Marco Mouly, de son vrai nom Mardoché Mouly, avait été remis en liberté le 2 novembre dernier après un retour en prison en mars de la même année à la suite d’une révocation partielle d’une peine de sursis datant de 2019. Dans l’affaire jugé le 12 novembre, il lui était notamment reproché d’avoir minoré ses droits d’auteur dans des contrats d’édition, principalement pour le livre dont il a été le co-auteur, La cavale (2022) ou encore d’avoir dissimulé des revenus dans le cadre d’un contrat d’influenceur pour Magali Berdah et son mari Stéphane Teboul. Il était également jugé pour avoir créé une société, la SAS I Trade, sans véritable activité économique. Dans cette procédure, il a également été reconnu coupable d’abus de biens social.
– 2 septuagénaires ont été tués à coups de pierres hier à Xertigny dans les Vosges. Une enquête pour meurtre a été ouverte par le parquet d’Épinal. Une large bâche a été déployée par les gendarmes aux abords de l’habitation. Une personne a été arrêtée. Ce suspect n’est absolument pas connu localement. Les faits se sont déroulés à proximité immédiate d’une habitation, à l’écart du centre de ce village de 2500 habitants, à une quinzaine de kilomètres au sud d’Épinal.
– 5 femmes qui accusent l’ex-propriétaire d’Harrods, Mohamed Al-Fayed, de violences, notamment sexuelles, vont lancer une procédure civile afin d’obtenir des dommages et intérêts issus du legs de l’ex-homme d’affaires décédé en 2023. Les lettres de réclamation ont été envoyées au nom de cinq femmes qui ont travaillé comme nourrices et hôtesses de l’air pour Mohamed Al-Fayed entre 1995 et 2012. Les victimes présumées demandent également l’ouverture d’une enquête publique. Ces victimes présumées étaient employées par la compagnie aérienne privée Fayair (propriété du milliardaire) ou par d’autres entreprises du clan Al-Fayed et ont été victimes de graves violences sexuelles, de harcèlement ainsi que de mauvais traitements. Le communiqué parle également de violences verbales et de menaces, sans donner davantage d’explications.
– Apple a été condamné hier à une amende de 150 millions d’euros pour abus de position dominante dans le cadre du ciblage publicitaire sur ses appareils. Le géant américain se voit sanctionné pour l’utilisation de son dispositif ATT (App Tracking Transparency), présenté comme une protection supplémentaire des données privées des utilisateurs. Les modalités de mise en oeuvre de ce dispositif ne sont ni nécessaires, ni proportionnées à l’objectif affiché par Apple de protection des données, ce qui pénalise les éditeurs tiers. Apple devra également publier un résumé de la décision sur son site internet pendant 7 jours. Pour justifier sa décision, l’Autorité de la concurrence relève que ce dispositif engendre une multiplication des fenêtres de recueil de consentement compliquant excessivement le parcours des utilisateurs d’applications tierces sur les Iphone et les Ipad. De plus, le fait pour l’utilisateur de devoir refuser deux fois, au lieu d’une, le traçage publicitaire sur les applications tierces porte atteinte à la neutralité du dispositif, causant un préjudice économique certain aux éditeurs d’applications et aux fournisseurs de service publicitaire. Tel que mis en place par Apple, l’Autorité de la concurrence estime que le dispositif pénalise tout particulièrement les plus petits éditeurs qui dépendent en grande partie de la collecte de données tierces pour financer leur activité. Introduit par le géant américain début 2021, le dispositif ATT donne lieu à l’ouverture d’une fenêtre de consentement à l’ouverture de chaque application. Si un utilisateur clique sur non, l’application perd l’accès à l’identifiant publicitaire de cette personne, un numéro unique qui permet de le pister en ligne. Ce dispositif était soupçonné de favoriser les propres services d’Apple au détriment des applications tierces.
– Le djihadiste Mehdi Nemmouche a fait appel de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été déclaré coupable d’avoir été un geôlier en Syrie du groupe État islamique et notamment de 4 journalistes français. Après cinq semaines de procès et 10 heures de délibéré, Mehdi Nemmouche, 39 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pendant laquelle il ne pourra pas demander de libération anticipée. La cour d’assises spéciale de Paris a étendu le périmètre des victimes reconnues à l’ensemble des 25 journalistes et humanitaires occidentaux kidnappés en Syrie, dont certains ont été assassinés dans des vidéos de propagande. À l’audience, les ex-otages français ont raconté leur supplice de 10 mois dans les geôles de l’EI, mais souligné avoir vite compris que leurs vies avaient plus de valeur, aux yeux de leurs geôliers, que celles des milliers de Syriens torturés à mort jour et nuit dans les cellules voisines. Le parquet antiterroriste avait requis la peine maximale contre Mehdi Nemmouche, afin de protéger définitivement la société. Mehdi Nemmouche avait été identifié comme leur ancien geôlier par Didier François, Édouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres après l’attaque du musée juif de Bruxelles en 2014, pour laquelle Mehdi Nemmouche a déjà été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre assassinats terroristes. Tout au long du procès à Paris, Mehdi Nemmouche, 39 ans, avait juré n’avoir rejoint l’EI que pour y combattre l’ex-dictateur syrien Bachar el-Assad, et n’avoir jamais rencontré les quatre journalistes français qui ont eux formellement reconnu ce geôlier
– L’otage israélien libéré Yarden Bibas, dont la femme et leurs deux garçons ont été tués en captivité à Gaza, a appelé le président américain Donald Trump à faire cesser les combats dans le territoire palestinien, rejetant le recours d’Israël à la pression militaire pour libérer les otages. Dans sa première interview depuis sa libération en février, accordée à l’émission 60 Minutes de CBS News, M. Bibas, enlevé et détenu séparément, a expliqué qu’il avait choisi de s’adresser à un radiodiffuseur américain pour que la Maison-Blanche entende son appel. Israël a repris ses bombardements intensifs sur Gaza le 18 mars, avant de lancer une nouvelle offensive terrestre, brisant unilatéralement le cessez-le-feu de près de deux mois conclu avec le Hamas, négocié par les médiateurs égyptien, qatari et américain. Sur les 251 otages enlevés le 7-Octobre, 58 sont toujours retenus à Gaza, dont 34 sont morts selon l’armée israélienne.
– Le Téléthon 2024 a permis de récolter près de 97 millions d’euros au profit de la recherche sur les maladies génétiques rares, selon le bilan définitif de ce marathon caritatif. A l’issue de l’opération, parrainée par le chanteur Mika les 30 novembre et 1er décembre derniers, le compteur avait été arrêté sur près de 80 millions d’euros de promesses de dons. Mais le public avait encore la possibilité de donner ultérieurement, ce qui a permis d’arriver à la somme finale de 96.553.593 euros, contre 92,9 millions d’euros en 2023. C’est en 2006 que le montant des promesses de dons a atteint son record, avec plus de 106 millions d’euros. Les fonds du Téléthon ciblent particulièrement les maladies rares, dont 95% restent sans traitement, voire sans diagnostic. Ils financent entre autres 40 essais cliniques, en cours ou en préparation, pour des maladies du sang, du foie, du muscle, de la vision, du système immunitaire. Au-delà des enjeux de recherche, le Téléthon reste un événement singulier: sa dernière édition s’est déclinée dans près de 15.000 communes et a rassemblé 10 millions de téléspectateurs au long des 30 heures d’antenne dédiées sur France Télévisions. Le Téléthon 2025 aura lieu les 5 et 6 décembre.
– Dans le magazine QG, Laura Felpin vient d’annoncer être atteinte d’un cancer de la thyroïde. La comédienne, qui a été opérée d’un nodule en décembre dernier explique qu’elle va devoir se faire retirer cet organe et suivre un traitement médicamenteux à vie. Elle évoque une maladie très bien prise en charge par la médecine qui la pousse aujourd’hui à reconsidérer certaines priorités. Elle déclare: “Je fais face à une forme d’épuisement. Je dois faire attention à moi. Ça déprime beaucoup d’être fatiguée. Tout le monde veut préserver le secret autour de la santé, mais je pense que c’est important d’en parler publiquement. Pour moi, ça fait partie de la vie. Je peux dire aux gens que c’est difficile pour moi. Dès lors qu’on commence à se cacher, entre nous, ça crée quelque chose de pas très sain. Concernant le personnel hospitalier, ce sont des gens qui vous accompagnent incroyablement bien. La vie, c’est aussi la maladie, le burn-out ou la dépression. On dit toujours que l’hiver existe pour nous rappeler que l’été est là. On oscille ainsi entre des moments très intenses qui nous font comprendre que tout ce qui nous entoure est d’une grande fragilité”.
– Un homme a été arrêté à Lyon à la piscine municipale Garibaldi dans le 7e arrondissement après plusieurs signalements de faits d’agressions sexuelles dans le bassin. Selon une information du Progrès, le suspect âgé de 38 ans a expliqué ne pas savoir nager alors qu’il était dans le bassin et s’agrippait aux seins et fesses de nageuses. Au moins sept femmes auraient signalé auprès de la police ces comportements, mais aussi dans certains cas de l’exhibitionnisme sexuel. Arrêté par les forces de l’ordre, l’individu a été placé en garde à vue pour être entendu.
– Suite à des menaces, des patrouilles de police sont déployées aux alentours du domicile de Bénédicte de Perthuis, la magistrate qui a fait condamner Marine Le Pen. Des menaces qui sont préoccupantes et prises très au sérieux selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui a même publié un communiqué hier soir dans lequel il a jugé inacceptables dans une démocratie et préoccupantes pour l’indépendance de l’autorité judiciaire les menaces proférées contre les magistrats du Tribunal judiciaire de Paris. De son côté, le premier président de la cour d’appel de Paris s’est inquiété hier des menaces à l’égard des magistrats ayant rendu le jugement dans l’affaire des assistants parlementaires européens et condamné Marine Le Pen à une inéligibilité immédiate de cinq ans.
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